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Le diagnostic préimplantatoire

Comment se déroule-t-il ?

Dans les maladies neuromusculaires les plus sévères, un diagnostic préimplantatoire peut être réalisé pour détecter des affections d'une particulière gravité

Une technique délicate

Le diagnostic préimplantatoire (DPI) consiste à réaliser un diagnostic génétique chez un embryon - obtenu par fécondation in vitro - avant qu’il ne soit implanté chez la femme (transfert embryonnaire). Ce diagnostic s’effectue sur une cellule de l'embryon prélevée alors qu’il n’est encore constitué que de 8 à 16 cellules. L’étude génétique est réalisée sur l’ADN de cette unique cellule. Seuls les embryons indemnes de l’anomalie génétique recherchée seront réimplantés dans l'utérus pour obtenir une grossesse.

C'est une technique délicate, dont les indications sont, en France, assez limitées. Le procédé nécessite du temps et des moyens techniques très sophistiqués et doit être ajusté pour chaque maladie (voire parfois, pour une famille) en fonction de la nature de l'anomalie génétique. Il n'est donc pas toujours techniquement réalisable ; lorsqu'il l'est, la démarche est longue, difficile et aléatoire et ne dispense pas d'un diagnostic prénatal en cas de grossesse pour vérifier le résultat du DPI.

Puis-je aller à l'étranger pour le DPI ? Est-ce fiable ?

Le statut juridique du diagnostic pré-implantatoire (DPI) varie d’un pays à l’autre : certains pays ont interdit expressément cette pratique (l'Autriche, l'Italie, l’Allemagne et la Suisse), d’autres l’ont autorisée à certaines conditions (France, Belgique, Espagne, Danemark, Pays-Bas, Royaume-Uni).

En France, le DPI est réalisé dans des conditions qui garantissent la qualité et la sécurité des soins, un accompagnement psychologique, ainsi qu'un encadrement social (l’Assurance maladie permet un remboursement complet des actes nécessaires à la réalisation de plusieurs tentatives de diagnostic préimplantatoire).

Néanmoins, le délai avant de pouvoir commencer la démarche est très long (un an d'attente avant un premier rendez-vous), ce qui peut amener certaines personnes à consulter à l'étranger.
Dans ce cas, il est préférable de s'adresser à des centres hospitalo-universitaires plutôt qu'à des centres privés spécialisés dans la reproduction assistée. Ceux-là sont parfois insuffisants pour ce qui concerne le taux de réussite, la qualité de l’assistance sociale et psychologique et le suivi des familles à moyen et long termes.

En savoir +

La procréation médicale assistée

Dossier réalisé par l'Agence de biomédecine sur le diagnostic préimplantatoire

Publié le : 12/11/2014