Personnes concernées par la maladie

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Maladies de Charcot-Marie-Tooth démyélinisant autosomiques récessives

Ce sont des maladies du nerf périphérique, plus précisément de la gaine de myéline qui entoure le nerf (forme démyélinisante de CMT). Parmi celles qui se transmettent sur le mode autosomique récessif, on distingue, en fonction d’une nomenclature internationale complexe et en perpétuel changement , 7 formes différentes :
- la CMT4A
- la CMT4B
- la CMT4B2
- la CMT4C
- la CMT4D, décrite initialement chez les gitans de la ville de Lom, ce qui lui a valu d'être désignée sous le nom de neuropathie héditaire sensitivo-motrice de Lom. Depuis elle a été décrite chez les gitans de quasiment toute l'Europe
- la CMT4E désignant une forme congénitale de neuropathie (CHN pour congenital hypomyelinating neuropathy). C'est la forme autosomique récessive de la CMT1D
- la CMT4F, décrite dans des familles libanaises, américaines d'origine espagnole, nord-européennes, vietnamiennes
- la CMT4 G (HMSN-Russe) décrite dans des populations tziganes de ville bulgare de Russe
- la CMT4 H décrite très récemment dans une famille algérienne et une famille libanaise.


Autres appellations :
CHN, congenital hypomyelinating neuropathy, neuropathie congénitale hypomyélinisante, CMT4E, CMT4F, CMT4B1, CMT4B2, CMT4A, CMT4C, CMT4D, CMT4H, HSMNR, atrophie musculaire péronière, neuropathie sensitivo-motrice héréditaire type Lom, neuropathie axonale autosomique récessive avec paralysie des cordes vocales, neuropathie hypertrophique de Dejerine-Sottas, neuropathie sensitivo-motrice type 3, forme axonale de la maladie de Charcot-Marie-Tooth type 4A, maladie de Charcot-Marie-Tooth type 4B forme 1, maladie de Charcot-Marie-Tooth type 4B forme 2, HMSNL, HMSN3, DSN, Dejerine-Sottas syndrom, syndrome de Dejerine-Sottas

En savoir plus
Comment se manifestent les maladies de Charcot-Marie-Tooth démyélinisant autosomiques récessives ?

L'âge de début de la maladie est très variable entre les différentes formes de CMT : dans la petite enfance pour les CMT4A, 4B et 4F, dans les deux premières décennies pour la CMT4B, entre 5 et 15 ans pour la CMT4C, avant 10 ans pour la CMT4D et dès la naissance pour la CMT4E (forme congénitale sévère qui peut être responsable d'une hypotonie généralisée).
Les premiers signes sont le plus souvent des troubles de la marche (retard à l'acquisition de la marche, chutes, déficit des muscles releveurs des pieds qui entraînent un steppage) et des déformations des pieds (pieds creux). Ils sont dus à une faiblesse musculaire distale, c'est-à-dire des extrémités des membres et une atrophie progressive, plus marquée aux jambes (atrophie musculaire péronière). Une scoliose sévère, inaugurant le tableau clinique est également fréquemment rapportée dans la CMT4C.
Les patients présentent aussi des troubles sensitifs qui peuvent entraîner des douleurs.
Dans certaines formes, d'autres symptômes peuvent être présents : atteinte faciale, atteinte respiratoire, atteinte des cordes vocales, surdité (CMT4D), ulcères aux pieds.

Comment évoluent-elles ?

L'évolution reste extrêmement variable entre les différents types de CMT et y compris au sein d'une même famille : certaines personnes présentent peu ou pas de symptômes alors que d'autres ont un handicap fonctionnel important.
Dans le cas de la CMT4C, la maladie peut progresser lentement la marche restant possible après 40 ans. La CMT4D, plus sévère, évolue progressivement vers une incapacité importante autour de la cinquantaine. De la même façon, la CMT4B conduit souvent au fauteuil roulant à l'âge adulte.
Dans le cas de la CMT4A, la maladie progresse rapidement et le déficit musculaire distal et proximal devient de plus en plus sévère.
La forme la plus précoce, la CMT4E, conduit à des problèmes moteurs (marche avec déambulateur, chaussures orthopédiques) importants dès l'âge de 6-7 ans.
Fatigabilité, troubles de l'équilibre et pénibilité de la station debout ou à la montée des escaliers sont des symptômes fréquents. L'atteinte des mains est en général tardive, n'apparaissant qu'après plusieurs années d'évolution.
Les fonctions vitales (dont le système cardiovasculaire) et intellectuelles ne sont généralement pas atteintes.

Comment fait-on le diagnostic ?

Le diagnostic clinique est basé sur la localisation du déficit moteur, son évolutivité et l'étude du mode de transmission génétique, en l’occurrence autosomique récessif dans le cas présent. Il doit être complété par un examen électrophysiologique des muscles (électromyogramme) pour préciser la nature de l'atteinte : après stimulation d'un nerf, la mesure de la vitesse de propagation de l'influx nerveux (vitesse de conduction) explore la composante myélinique du nerf. L'amplitude du signal quantifie le nombre de fibres nerveuses (axones-dendrites) fonctionnelles.
Comme il s'agit d'une atteinte de la myéline, les vitesses de conduction motrice et sensitive sont uniformément diminuées. En particulier, la vitesse de conduction du nerf médian (VCM) est inférieure ou égale à 30 m/s (Normale supérieure 48 m/s). Ce résultat permet d'orienter l'étude en biologie moléculaire, possible à partir d' une simple prise de sang qui permet d'extraire l'ADN des globules blancs du sang.
Ces formes étant peu fréquentes, la recherche du locus responsable n'est entreprise que si les familles sont suffisamment "informatives".
La biopsie nerveuse peut permettre de porter le diagnostic dans certaines formes. On peut mettre en évidence une diminution du nombre d'axones particulièrement ceux de gros calibre, une diminution de l'épaisseur de la myéline et des images en "bulbe d'oignon" dues à une prolifération des cellules de Schwann, des expansions de la gaine de Schwann ou des proliférations aberrantes de myéline.

Que peut-on faire ?

La prise en charge orthopédique comprend la kinésithérapie, qui doit être précoce, régulière et personnalisée, ainsi que l'appareillage. Elle permet de ralentir l'évolution de la maladie, notamment en maintenant la souplesse des articulations (la perte de la force musculaire peut entraîner des déformations articulaires). Des chaussures orthopédiques, des attelles, voire dans certains cas une intervention chirurgicale, peuvent être proposées pour compenser les difficultés à la marche.

Où en est la recherche ?




Les Avancées dans les maladies de Charcot-Marie-Tooth présentent l'état des connaissances scientifiques, mis à jour à l'occasion des Journées des Familles de l'AFM en juin 2011.

 

 

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Les news de la communauté

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    Maman d’enfant myopathe mais diagnostique non précis

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    par Gwenaelle S.

    Bonjour je suis maman d'un petit garcon de 6ans et demi et nous venons d'apprendre qu'il est myopathe, j'aimerai pouvoir communiquer avec des parents d'enfants myopathe ainsi que des adultes, je me pose beaucoup de questions sur l'évolution de la myopathie de duchenne, en vous remerciant d'avance de vos réponse.

    8 réponses - le 07 Mars 2012

  • Maladies

    par Catherine H.

    Bonjour
    nous venons d'apprendre que notre dernier fils Ghyslain était atteint de la DMD.
    Ghyslain vient d'avoir 2 ans, y a t-il des parents dont le dépistage de la maladie s'est faite très tôt? l'évolution est-elle plus lente.?

    merci de vos réponses

    7 réponses - le 05 Décembre 2011

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    par Fanny T.

    Bonjour à tous,
    Nous sommes des élèves de première S, ayant choisit pour sujet de TPE "Comment expliquer au vue des avancées scientifiques prometteuses que l'on ne puisse pas véritablement guérir la myopathie de Duchenne ?". Nous avons déjà fait de nombreuses recherches, principalement pour trouver des contacts, en vain ...
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