Dystrophies musculaires congénitales



Autre appellation : DMC

Il existe de nombreuses formes de dystrophies musculaires congénitales (DMC). Ces pathologies sont définies par l’association d’une faiblesse musculaire présente à la naissance ou apparaissant dans les premiers mois de la vie et de signes histologiques précis à la biopsie musculaire. Il existe souvent une hypotonie musculaire, des contractures articulaires, ou une arthrogrypose.

Traitement par omigapil de la DMC d’Ullrich

  • Etat d’avancement : essai prévu en 2011
  • Médicament candidat : l’omigapil (SNT-201’317 ou maléate d’omigapil) a obtenu le statut de médicament orphelin auprès de l’Agence européenne du médicament (EMA) dans le traitement de la dystrophie musculaire congénitale avec déficit en collagène de type VI (DMC d'Ullrich) et dans celui de la dystrophie musculaire congénitale avec déficit en mérosine (laminine alpha 2).
  • Objectif : confirmer le potentiel thérapeutique de cette molécule et de s’assurer de sa sécurité d’emploi dans deux pathologies (déficit en collagène VI et laminine a2).

Des recherches précliniques menées chez des souris atteintes de DMC avec déficit primaire en mérosine ont montré que l’omigapil réduisait la mort programmée des cellules et préservait la morphologie musculaire. Ces effets s'accompagnaient d'une augmentation du poids corporel, d'une amélioration de la fonction motrice et d'une augmentation de la durée de vie des souris.

L’étude clinique, dont le protocole est en cours de rédaction, doit  être précédée par des études précliniques spécifiques dans le cadre d’un développement d’un médicament à visée pédiatrique (EMEA/FDA).

L’intérêt potentiel de l’omigapil dans les dystrophies musculaires repose sur :

  • Les effets pharmacologiques antiapoptotiques (via GAPDH, effet sur la perméabilité membranaire mitochondriale)
  • L’existence dans les pathologies ciblées d’apoptose musculaire
  • Les résultats (non publiés) d’étude sur des modèles animaux (MDC1A, déficit en collagène VI) : l’omigapil induit chez les animaux traités une diminution de l’apoptose musculaire, de la perte de poids, de la mortalité.

Dans le but d’évaluer les effets cliniques, des essais spécifiques précliniques sont actuellement nécessaires (toxicologie juvénile et étude de carcinogénicité).

L’omigapil dont l’effet pharmacologique principal est une activité anti-apoptotique, a été préalablement étudiée par le laboratoire Novartis et ce dans le cadre de deux pathologies neuro-dégénératives : la maladie de Parkinson, MPI, et la sclérose latérale amyotrophique, SLA.

L’omigapil s’est révélé efficace dans des modèles animaux de ces maladies avec un effet neuroprotecteur sur la perte neuronale striatale de la toxicité induite par la MPTP chez le primate pour la MPI , et une augmentation de la survie de souris pmn pour la SLA.

Les études cliniques visant à évaluer un tel effet neuroprotecteur se sont révélées négatives tant dans la MPI (300 patients traités sur 12 mois et trois doses étudiées : 0.5 ; 2.5 et 10 mg/j) que dans la SLA (591 patients, 2 ans de traitement, 4 doses évaluées : 1 ; 2.5 ; 7.5 et 15 mg/j]).

  • Promoteur : Santhera

Fiche mise à jour le : 14/06/2010

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