5 étapes pour fabriquer un vecteur
1/ Sélectionner les "bons matériaux"
La fabrication des vecteurs est assurée par des cellules spécialisées dans lesquelles ont été introduits des bouts d’ADN particuliers appelés plasmides : l’un porte le gène médicament, les autres portent les gènes qui permettent de fabriquer le vecteur.
Le choix du vecteur dépend du tissu ciblé par le traitement : si l’objectif est de soigner la moelle épinière, par exemple, le vecteur ne devra traiter que les cellules de la moelle et être inactif dans le reste de l’organisme.
2/ Fournir les "bons équipements"
La conception du vecteur et du gène-médicament varie selon son utilisation. Dans certains cas, il est nécessaire de disposer d’un vecteur qui va s’intégrer (et avec lui le gène-médicament) dans les cellules malades, ce qui permet de les corriger de manière définitive et même si ces cellules se multiplient ensuite (comme les cellules du sang).
Dans d’autres cas cela n’est pas nécessaire et on peut utiliser des vecteurs qui restent plus ou moins longtemps dans l’organisme et les cellules malades sans modifier le patrimoine génétique des cellules.
3/ Produire à la chaîne
Les plasmides du véhicule et du gène-médicament sont mis en contact avec des cellules productrices dans lesquelles ils vont pénétrer. Ces cellules vont alors se transformer en "usines" de production de vecteurs renfermant le gène-médicament : la machinerie de ces cellules va en effet faire fonctionner les gènes apportés par les plasmides au même titre que leurs propres gènes. Ainsi, les cellules se mettent à produire de grandes quantités de vecteurs.
4/ Stériliser le véhicule
Après la production, ces cellules-usines expulsent les vecteurs qui sont alors récupérés, purifiés et stérilisés. Les chercheurs obtiennent ainsi une solution ne contenant que des vecteurs renfermant le gène-médicament, autrement dit le traitement qui sera administré aux malades.
5/ Utiliser des bioréacteurs
Pour produire des quantités plus importantes de traitement nécessaire à la réalisation d’essais chez l’homme, le futur laboratoire de production de l’AFM, Généthon Bioprod, va s’appuyer sur un autre procédé, adaptable à grande échelle. Les gènes seront délivrés par des baculovirus dans des cellules productrices obtenues à partir d’insectes.
Dans ce cas, une première étape consiste à produire les baculovirus porteurs des gènes médicament et des gènes nécessaire à la production du vecteur. La deuxième étape consiste à infecter les cellules d’insectes avec les baculovirus transformant ainsi ces cellules d’insecte en usines à vecteur. Cette étape se déroule dans des bioréacteurs dont la taille est adaptée aux besoin de production en masse. Comme précédemment, cette production sera filtrée, purifiée et stérilisée pour devenir le traitement.
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