Les essais de "candidats" médicaments sur animaux sont encadrés par une législation très stricte
Aucune recherche biomédicale ne peut être effectuée sur l’être humain si elle ne se fonde pas sur le dernier état des connaissances scientifiques et sur une expérimentation préclinique suffisante. (Article L.1121-2 du code de la santé publique).
Ainsi, un "candidat" médicament doit faire la preuve de sa non-toxicité avant de pouvoir être utilisé en phase clinique chez l'Homme. Il est de plus nécessaire de valider l'efficacité thérapeutique du produit sur l’organisme entier.
Evaluer la toxicité
Pour la constitution du dossier d'autorisation de mise sur le marché du "candidat" médicament, différents comptes-rendus de cette expérimentation préclinique sont nécessaires. Leurs contenus sont fixés par le Code de la santé publique. Le Code de la santé publique précise notamment que les comptes-rendus des experts pharmacologues et toxicologues doivent indiquer les méthodes utilisées et comporter une évaluation de la toxicité et de l'activité pharmacologique du médicament sur l'animal afin de permettre à l'expert clinicien d'entreprendre des expertises sur l'homme avec toutes les garanties nécessaires. L’expérimentation animale est donc obligatoire pour obtenir l'autorisation de mise sur le marché d’un médicament.
L’AFM exige des chercheurs qu’elle subventionne qu’ils respectent scrupuleusement la réglementation et les recommandations en vigueur. Dans les animaleries où s’effectuent ces essais, l’AFM veille à ce que les animaux bénéficient d'une qualité de vie optimale et de soins adaptés.
Pour en savoir plus : le site l’Inserm
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