Ventilation mécanique
La ventilation non invasive
La ventilation non invasive (VNI) est proposée aux personnes atteintes d’une maladie neuromusculaire lorsque les premiers signes d’insuffisance respiratoire nocturne apparaissent. Le suivi médical régulier sur le plan respiratoire en consultation pluridisciplinaire permet d’identifier le moment à partir duquel la mise en place d’une ventilation assistée est indiquée.
La décision est prise avec le consentement éclairé de la personne concernée ou de son responsable légal ; ils doivent avoir compris les avantages, les inconvénients et les conséquences de la VNI au quotidien. Après la mise en place de la VNI à l’hôpital et dès le retour au domicile, les personnes peuvent s’appuyer sur les professionnels de soins de proximité, le technicien du service prestataire qui fournit le matériel, des tierces personnes…
Les difficultés doivent être signalées sans attendre : des solutions sont toujours possibles pour que la VNI soit confortable et efficace, conditions indispensables pour que cette prise en charge améliore vraiment la qualité de vie.
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Repères : Ventilation non invasive et maladies neuromusculaires
La ventilation invasive
Elle est proposée en seconde intention, quand la ventilation non invasive est inefficace, ou en première intention, en cas de troubles importants de la déglutition. Pour la ventilation au long cours, une trachéotomie est pratiquée, pour placer une canule dans la trachée et ventiler directement les poumons, sans passer par le nez ou la bouche. La parole est conservée en aménageant des fuites d'air vers les cordes vocales.
- L'insufflation directe dans la trachée permet une ventilation très efficace et très stable. L'accès direct à la trachée permet d'aspirer facilement les sécrétions bronchiques en cas d'encombrement. La canule protège les voies aériennes en cas de fausse route.
- L'introduction d'un corps étranger dans l'organisme expose à des risques de complications (irritations, érosion...). L'adaptation parfaite de la canule est parfois difficile. Les soins de trachéotomie (orifice, changement de canule) imposent une médicalisation supplémentaire. La canule empêche l'évacuation naturelle des sécrétions bronchiques ce qui nécessite des aspirations quotidiennes. L'ensemble du matériel (ventilateur(s), canule de rechange, aspirateur, sondes d'aspiraton, consommable...) est encombrant.
- L'apprentissage des gestes spécifiques (aspirations, soins, entretine du matériel) est nécessaire. Le coût des consommables n'est pas totalement pris en charge. Quand la personne concernée ne peut réaliser ces gestes seule, leur apprentissage par l'entourage est nécessaire. De plus, comme ces aspirations doivent être faites à la demande, la présence permanente d'une personnes qualifiée, pouvant intervenir à tout moment, est souhaitable. La trachéotomie accroît ainsi la dépendance des personnes dont les membres supérieurs sont déficients.
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Repères : Trachéotomie et maladies neuromusculaires
Le ballon insufflateur manuel : une ventilation de secours
Le ballon insufflateur manuel permet de ventiler manuellement et ponctuellement une personne en insufflant de l’air dans ses poumons. Dans le contexte des maladies neuromusculaires, cette ventilation est une ventilation de secours qui est utilisée lorsqu’un problème empêche la ventilation mécanique de se faire normalement (par exemple lors d’une panne de l’appareil) et donne le temps de résoudre le problème en cause.
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Repères : Le ballon insufflateur manuel : une ventilation de secours
- Prévention et rééducation - 2 articles
- Prise en charge respiratoire - 3 articles



