Myotonies du canal sodium
Affections
génétiques rares, les myotonies du canal sodium font partie des
canalopathies musculaires, une famille de maladies caractérisées par
une atteinte des canaux ioniques voltage-dépendants.
Elles regroupent
différents syndromes pour lesquels une mutation faux-sens (dominante)
du gène SCN4A a été identifiée. Trois phénotypes ont été plus
spécifiquement décrits : la myotonie fluctuante (myotonia fluctuans),
la myotonie permanente (myotonia permanens) et la myotonie sensible à
l’acétazolamide. Les myotonies du canal sodium se manifestent par
l’apparition, dans l’enfance ou l’adolescence, d’une lenteur anormale
au relâchement musculaire (myotonie) au décours d’une contraction
musculaire. Sa fréquence de survenue et sa sévérité sont variables
selon le syndrome en cause.
La myotonie peut s’aggraver avec l’ingestion de potassium (potassium-aggravated myotonia, ou PAM). La sensibilité au froid est inconstante et les patients ne rapportent jamais d’accès paralytique. Le mode de transmission est toujours autosomique dominant. Il existe des porteurs asymptomatiques du gène muté (pénétrance incomplète). L’interrogatoire, l’examen clinique et l’électromyogramme orientent les tests génétiques, qui confirment le diagnostic. La gêne ressentie guide le traitement.
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