Faîtes un don en ligne
Ligne directe donateurs : 0825 07 90 95 (0,15€ TTC/min + prix d’un appel local)

Faites un don au 3637

Recherche animale

Notre position :
Soutenir la recherche en finançant des expérimentations et des essais qui soigneront des maladies aujourd'hui incurables.
Pour accélérer la mise au point de traitements pour les maladies rares, l’AFM-Téléthon a fédéré 4 laboratoires leaders internationaux dans leur domaine.
Les maladies rares, en France, ce sont 6000 pathologies et environ 3 millions de personnes atteintes. 

Notre vocation, depuis notre création en 1958, est de soutenir la recherche, en lui apportant le financement nécessaire à des expérimentations scientifiques de pointe et des essais cliniques, qui permettent de vaincre des maladies génétiques rares et de sauver des malades aujourd’hui incurables. 

Ces expérimentations scientifiques, qu’elles interviennent dans le domaine médical, biomédical et pharmaceutique, reposent aujourd’hui sur des modèles dits alternatifs (in vitro, in silico), mais aussi sur le modèle animal.

Cela, notamment, parce que la loi exige des preuves d’innocuité et de non-toxicité avant toute administration de traitement expérimental chez l’homme, que seul le modèle animal est à même d’apporter dans certaines situations. Les chercheurs y recourent alors par nécessité légale après avoir apporté la preuve que les méthodes alternatives ne permettraient pas de parvenir à ces résultats.  

Mais si le développement des méthodes alternatives à date ne permet pas encore de totalement remplacer l’expérimentation animale, ces méthodes alternatives représentent tout de même dans des laboratoires comme celui de l’Inserm déjà 70 % des protocoles. Le nombre d’animaux utilisés dans la recherche est d’ailleurs en constante diminution depuis de nombreuses années : le GIRCOR établit une baisse de 40% depuis 2000. 

L’expérimentation animale est donc la règle à laquelle ces chercheurs se résolvent quand aucune autre méthodologie efficace n’existe. 

C’est la conclusion défendue par de nombreux Nobel, notamment Mme Françoise Barré-Sinoussi, récompensée pour ses travaux sur le VIH.

« Nous avons besoin des modèles animaux même s’il y a des limites à ces modèles. Les modèles alternatifs eux aussi ont leurs limites. En France, 90% des recherches commencent par des méthodes alternatives et ce n’est que s’ils n’ont pas le choix que les chercheurs utilisent le modèle animal. Il va falloir mettre au point de meilleures méthodes alternatives à l’avenir…. Si nous arrêtions la recherche sur les animaux maintenant, ce serait un désastre pour la santé humaine, il faut en prendre conscience ». (Françoise Barré Sinoussi devant le Parlement européen mai 2015) 

Conclusion à laquelle est aussi parvenue récemment la Commission européenne dans sa déclaration du 3 juin 2015 où elle réaffirme le principe de licéité de l’expérimentation animale, au nom du progrès de la connaissance et de la médecine

« La substitution de tous les essais sur des animaux par d'autres méthodes n’est pas possible actuellement étant donné que l'on doit garantir un niveau élevé de protection de la santé humaine. » (Extrait de la décision de la Commission Précitée)

Une vision qu’exprime le directeur général Karl Falkenberg Directeur général de l’Environnement à la Commissaire européen, lors des auditions devant le Parlement européen en mai 2015 : 

« L’UE est très avancée par rapport au reste du monde. A ma connaissance il n’existe pas de législation chez nos partenaires qui défende le bien-être des animaux et qui, de manière aussi claire, demande à ce que l’on utilise des méthodes de remplacement lorsque cela est possible. »

Ces différents débats ont remis en perspective le rôle-clé de l’expérimentation animale dans la grande majorité des découvertes médicales majeures : 89 prix Nobel de médecine sur 105 attribués récompensent des innovations thérapeutiques qui ont nécessité le recours au modèle animal. 

Cette situation crée une forte responsabilité éthique vis à vis de l’animal, qui dicte le cadre réglementaire extrêmement strict défini par législateur national et européen. Ce cadre est celui dans lequel les chercheurs financés opèrent, et qui met en place un niveau de surveillance très élevé.

Les textes en vigueur, la directive de 2010, et la loi de transposition de Février 2013, ont été conçus dans un important travail impliquant ministères, scientifiques et associations de protection animale. 

En pratique, 

Il est fait obligation aux chercheurs de soumettre leur projet de recherche à un comité d’éthique, commission indépendante comptant également des représentants d’organisations de protection des animaux. Pour obtenir un avis favorable d’expérimenter sur un modèle animal, ils doivent établir que les résultats de leur recherche ne peuvent être obtenus par des méthodes alternatives. 

Ils appliquent un protocole dit des 3R qui les amène à : 

Replace : Remplacer les animaux par d’autres méthodes dès que possible

Refine : c’est-à-dire accroitre leur bien-être et améliorer leur condition d’élevage

Reduce : réduire le nombre d’animaux utilisés dans les protocoles 

Les expérimentations ne peuvent avoir lieu que dans un établissement agrée et menés par des personnes habilitées

Loin d’être insensible aux sorts des animaux de laboratoires, les chercheurs s’engagent quotidiennement à limiter leur souffrance et optimiser leur bien-être. Que ce soit l’Inserm, le CNRS, le CEA, les universités, ils sont tous signataires de la charte nationale portant sur l’éthique de l’expérimentation. 

Les chercheurs expriment même cette préoccupation éthique en s’investissant dans le développement de méthodes alternatives, qui permettent de réduire d’année en année le recours au modèle animal. C’est ainsi le cas dans les laboratoires financés par l’AFM-Téléthon et notamment le laboratoire I-stem qui, grâce aux cellules souches, met au point des modèles cellulaires permettant de tester des milliers de molécules pharmacologiques sans avoir recours à l’animal. 

En savoir plus 

Le dispositif légal 

Art R214-105 du code rural sur la licéité des procédures expérimentales 

Avis de la Commission européenne du 3 juin 2015 

Le protocole des 3R 

Rapports institutionnels sur l’état de l’expérimentation animale 

Septième rapport sur les statistiques concernant le nombre d'animaux utilisés à des fins expérimentales et à d'autres fins scientifiques dans les États membres de l'Union européenne - 2013

Le rapport de l’académie vétérinaire de France 

Charte nationale sur l’ethique de l’expérimentation animale 

Positions des chercheurs 

Position des chercheurs français en faveur du droit à expérimenter 

Point de vue de la société des Neurosciences en faveur de l’expérimentation animale 

Dossier complet du CNRS sur le sujet 

Article du mensuel La Recherche "Expérimentation animale : Faut-il s'en passer ?"

 

Publié le : 19/10/2015