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Publié le : 25/06/2019

Dystrophie myotonique de Steinert : première preuve de concept in vivo avec CRISPR-Cas9

Une équipe de Généthon vient de publier des résultats encourageants sur la souris pour cette maladie neuromusculaire. Les chercheurs vont poursuivre leurs travaux pour traiter le corps dans son ensemble.

L’équipe d’Ana Buj Bello, chercheuse d’une unité Inserm à Généthon, a réalisé la première preuve de concept d’une approche CRISPR-Cas9 dans un modèle murin de la dystrophie myotonique de Steinert. En effet, grâce à cette approche d’édition du génome, les triplets CTG dont la répétition dans le gène DMPK sont responsables de la maladie, sont « coupés » et éliminés, et les agrégats d’ARN toxiques sont diminués dans les cellules des modèles testés. Forts de ces résultats encourageants publiés dans Molecular Therapy le 5 juin dernier, les chercheurs vont poursuivre leurs travaux pour traiter le corps dans son ensemble. 

Dans cette étude, l’équipe d’Ana Buj Bello, en collaboration avec les équipes de Denis Furling à l’Institut de Myologie, et Geneviève Gourdon, Institut Imagine, a développé et évalué une approche de thérapie génique utilisant des ciseaux moléculaires CRISPR-Cas9 dans un modèle cellulaire et chez des souris atteintes de la maladie.

« Après plusieurs années de travail, nous avons pu démontrer que le système CRISPR-Cas9 fonctionne dans le muscle squelettique pour la maladie de Steinert. Ces résultats représentent une première étape très encourageante, nous devons maintenant optimiser cette approche afin de corriger l’ensemble des tissus atteints par la maladie », souligne Ana Buj-Bello, auteure principale des travaux.

Le saviez-vous ?

La dystrophie myotonique de Steinert (DM1) est la plus fréquente des maladies neuromusculaires de l’adulte. D’origine génétique, sa prévalence est estimée à 1/8.000, soit environ 7 à 8000 malades, et se caractérise principalement par une difficulté au relâchement après la contraction (myotonie) et une faiblesse musculaire progressive liés à une mutation dans le gène DMPK. Il n'existe aujourd’hui aucun traitement curatif pour cette maladie neuromusculaire.

 

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