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Publié le : 06/11/2019

L’Institut de Myologie identifie une piste prometteuse pour prévenir la sarcopénie !

Des chercheurs de l’Institut de Myologie ont réussi à identifier une protéine, capable de préserver la masse musculaire. Une nouvelle encourageante pour lutter contre la sarcopénie et pour le traitement des maladies neuromusculaires !

Rappelons le, la sarcopénie est une maladie liée au vieillissement qui touche un Européen sur cinq de plus de 55 ans. Traduite par une perte progressive et généralisée de la masse, de la force et de la qualité musculaire, ses conséquences sont nombreuses : augmentation du risque de chute, de la durée d’hospitalisation, des risques infectieux… D’ici 2045, environ 30 millions de personnes seront  atteintes par cette maladie. C’est donc un véritable enjeu de santé publique

Vers un maintien de la masse musculaire au cours du vieillissement

Enjeu pris très au sérieux par les chercheurs du Centre de Recherche en myologie de l’Institut de Myologie. De leur étude des muscles jeunes et vieillissants chez des modèles murins, ils sont parvenus à identifier une protéine, la CaVβ1E, à l’origine de l’activation du facteur GDF5, celui-là même qui permet de maintenir la masse et la force musculaire des sujets âgés. Publiée ce jour dans Science Translational Medicine, cette étude ouvre un nouveau champ dans le développement de stratégies thérapeutiques contre le déclin musculaire lié à l’âge.

Forte de ces travaux, l’équipe a identifié la présence de la protéine CaVβ1E chez l’homme (hCaVβ1E) et montré qu’une diminution de son expression est corrélée à la perte de masse musculaire des sujets âgés. Elle travaille aujourd’hui sur des traitements permettant le maintien de la masse, de la force et de la qualité du muscle au cours du vieillissement.

Aujourd’hui, les symptômes de la sarcopénie sont-ils irréversibles ? 

Si la sarcopénie touche aujourd’hui un senior sur cinq, il est possible d’améliorer l’adaptation, la force et la qualité des muscles durant le vieillissement ! Deux types d’exercices sont ici préconisés : l’endurance, comme la course, la natation, qui favorise la synthèse des protéines nécessaire au bon fonctionnement des muscles ; et les exercices de résistance, comme des squats, qui augmente leur force et leur épaisseur. Mais attention ! L’exercice à outrance peut fragiliser ces fibres qui, bien qu’elles donnent de la force, sont très fines et fragiles.

Notons que des scientifiques ont identifié que la danse était la meilleure activité physique pour prolonger la vie musculaire des personnes plus âgées.

Au-delà du sport, une alimentation équilibrée entre protéines, glucides et leucines est privilégiée. Faites-en vite le plein en mangeant viande, œuf, produits laitiers… Et épinard. Comme quoi, Popeye était un sacré pionnier ! 

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