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Publié le : 26/09/2019

Myopathies des ceintures récessives : une étude brésilienne

Une étude rétrospective décrit les caractéristiques épidémiologiques, cliniques et génétiques des personnes atteintes de LGMD-AR suivies par les centres neuromusculaires brésiliens.

Dans le but de décrire la population des personnes atteintes de dystrophie musculaire des ceintures autosomique récessive (LGMD-AR) au Brésil, treize centres neuromusculaires brésiliens, répartis sur tout le territoire du pays, ont réalisé une étude rétrospective de leurs dossiers.

Les différentes formes suivies en centres spécialisés

Cette étude a concerné 370 personnes (correspondant à 305 familles), dont 347 avaient un diagnostic génétiquement certain ou probable de LGMD-AR.
La LGMD-R1 liée à la calpaïne (ex-LGMD2A) et la LGMD-R2 liée à la dysferline (ex-LGMD2B) représentaient chacune un tiers des cas environ ; les sarcoglycanopathies étaient les plus fréquentes à débuter dans l’enfance ; les moins fréquentes étaient la LGMD-R9 liée à FKRP (ex-LGMD2I) (6,7 % des cas), la LGMD-R7 liée à la téléthonine (ex-LGMD2G) (5,3%) et la LGMD-R12 liée à l’anoctamine 5 (ex-LGMD2L) (4,2%).

Un âge de début et une atteinte fonctionnelle plus précoces pour les sarcoglycanopathies

  • Les sarcoglycanopathies ont débuté en moyenne avant l’âge de 9 ans et la LGMD-R1 liée à la calpaïne vers 13,5 ans. La LGMD-R9 liée à FKRP et la LGMD-R2 liée à la dysferline avaient un début aux alentours de 22 ans en moyenne, alors que celui de la LGMD-R12 liée à l’anoctamine 5 survenait près de 15 ans plus tard (36,6 ans).
  • Le besoin d’une aide à la marche et la dépendance au fauteuil apparaissent plus précocement dans l’évolution des sarcoglycanopathies que dans celles des autres formes de LGMD-AR.

Si la LGMD-R1 liée à la calpaïne débute en moyenne 10 ans plus tôt que la LGMD-R2 liée à la dysferline, dans les deux formes le besoin d’une aide à la marche apparaît au bout de 20 à 21 ans d’évolution de la maladie, la dépendance au fauteuil survenant en moyenne 6 ans plus tard.

Une différence homme-femme dans la LGMD-R2 liée à la dysferline

L’évolution des sarcoglycanopathies ou de la LGMD-R1 liée à la calpaïne est similaire chez les hommes et les femmes. Par contre, dans la LGMD-R2 liée à la dysferline, les difficultés fonctionnelles à la marche apparaissent 10 ans plus tôt chez les hommes que chez les femmes.

Une sévérité liée au type d’anomalie génétique dans la LGMD-R1 liée à la calpaïne

Dans la LGMD-R1 liée à la calpaïne, la sévérité de l’évolution est corrélée à la présence ou à l’absence d’anomalie génétique entrainant une lecture tronquée du gène de la calpaïne. Ce type de corrélation génotype-phénotype n’a pas été retrouvé pour la LGMD-R2 liée à la dysferline.

Source
Clinicogenetic lessons from 370 patients with autosomal recessive limb-girdle muscular dystrophy.
Winckler PB, da Silva AMS, Coimbra-Neto AR, Carvalho E, Cavalcanti EBU, Sobreira CFR, Marrone CD, Machado-Costa MC, Carvalho AAS, Feio RHF, Rodrigues CL, Gonçalves MVM, Tenório RB, Mendonça RH, Cotta A, Paim JFO, Costa E Silva C, de Aquino Cruz C, Bená MI, Betancur DFA, El Husny AS, de Souza ICN, Duarte RCB, Reed UC, Chaves MLF, Zanoteli E, França MC Jr, Saute JA.
Clin Genet. 2019 (Oct).

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