Faîtes un don en ligne
Ligne directe donateurs : 0825 07 90 95 (0,15€ TTC/min + prix d’un appel local)
Publié le : 28/11/2019

Syndrome myasthénique congénital : l’effet du salbutamol mieux compris

L’ajout de salbutamol améliorerait les défauts structurels et fonctionnels de la jonction neuromusculaire secondaires au traitement par pyridogstigmine au long cours.

Le déficit en récepteurs de l’acétylcholine (RAch) est le plus fréquent des syndromes myasthéniques congénitaux (SMC). Il entraine une anomalie de fonctionnement de la jonction neuromusculaire sur son versant dit « post-synaptique », c’est-à-dire en aval de la synapse, au niveau de la membrane musculaire. Son traitement repose sur la pyridostigmine (Mestinon®), un médicament anticholinestérasique dont l’efficacité peut cependant s’émousser avec le temps. Il devient alors nécessaire d’ajouter un autre traitement, comme le salbutamol.

Des bénéfices sur la force des muscles

Pour évaluer l’efficacité d’un traitement combinant la pyridostigmine et le salbutamol, une équipe britannique a mené une étude sur 11 adultes atteints d’un SMC avec déficit en RAch lié à une mutation du gène CHRNE.
Suivis pendant 4 ans, ils étaient tous traités par pyridostigmine au long cours. L’ajout à leur traitement de salbutamol a entrainé une amélioration durable du score QMG (pour Quantified Myasthenia Gravis) qui évalue la force de différents muscles.

La mise en évidence d’un effet structurel

La même équipe a conduit une seconde étude dans un modèle animal (souris) de la maladie. Là encore, l’addition du salbutamol à la pyridostigmine a réduit la fatigabilité musculaire. Le traitement combiné a également amélioré le fonctionnement de la jonction neuromusculaire et sa structure, avec une augmentation de la surface et de la quantité des replis postsynaptiques, soit l’inverse des effets secondaires à long terme de la pyridostigmine seule sur la jonction neuromusculaire.
Cette meilleure compréhension de l’efficacité du salbutamol pourrait présenter un intérêt dans une autre maladie de la jonction neuromusculaire, également traitée par pyridostigmine : la myasthénie auto-immune. Elle fait d’ailleurs l’objet au Danemark depuis avril 2019 d’un essai clinique destiné à évaluer l’efficacité et la tolérance du salbutamol en complément du traitement habituel.

Source
β2-Adrenergic receptor agonists ameliorate the adverse effect of long-term pyridostigmine on neuromuscular junction structure.
Vanhaesebrouck AE, Webster R, Maxwell S et al
Brain. 2019 October

Rechercher une actu
Recherchez une actualité
Par ex., 15/12/2019
Filtrer par date