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Publié le : 31/03/2020

Vos muscles ont du talent !

Ce n’est un secret pour personne, les muscles assurent les fonctions vitales de notre organisme et nous permettent de réaliser tous les gestes du quotidien, mais ils sont aussi de précieux alliés pour rester en bonne santé. A vos marques, prêts ? Bougez !

L’activité physique est bénéfique pour l’ensemble du corps humain et contrairement aux idées reçues, inutile de courir un marathon ou d’être un grand sportif. En effet, selon la définition de l’OMS, on entend par activité physique « tout mouvement produit par les muscles squelettiques, responsable d’une augmentation de la dépense énergétique ». Autrement dit, marcher 30 minutes par jour est déjà considéré comme une activité physique ! Chacun peut prendre soin de sa santé en faisant quelques efforts. On vous dit tout sur les étonnants secrets du muscle, suivez le guide !

L’activité physique, votre meilleure alliée contre le stress

Solliciter vos muscles permet de maîtriser les effets négatifs de l’hormone du stress. On vous explique comment. Le cortisol, cette hormone, à la fois bénéfique et redoutable, connue sous le nom d’« hormone du stress », est fabriquée par les glandes surrénales. Le cortisol est programmé pour s’exprimer en cas de stress, produire de l’énergie en changeant le stock de graisse en sucre pour alimenter le muscle en réponse à un besoin accentué en énergie. Jusqu’ici tout va bien… mais le problème c’est que cette hormone ne fait pas la différence entre une situation de stress qui nécessite de l’énergie, comme s’enfuir en courant, et une situation de stress nerveux plus quotidienne. Résultat : elle peut produire du sucre, même quand cela n’est pas utile, et donc favoriser la prise de poids. Et c’est là que l’exercice devient un allié… de poids ! Stimulé, le muscle fabrique des récepteurs au cortisol, qui augmentent avec l’exercice et qui capteront donc cette hormone pour en limiter son action « nocive ».

Les muscles et le système immunitaire : une relation inattendue

A première vue, difficile de faire le lien direct entre les tissus musculaires et les globules blancs. Pourtant la contraction musculaire, associée à toute activité physique, libère des molécules appelées myokines qui vont se diffuser dans l’ensemble l’organisme. On les trouve en très petite concentration dans le sang mais elles sont extrêmement nombreuses et ont des effets sur les muscles eux-mêmes, mais aussi sur beaucoup d’autres mécanismes comme le système immunitaire. En retour, le système immunitaire régule la balance entre la création de nouvelles cellules musculaires ou leur destruction dans un souci d’équilibre et d’efficacité.

Les bienfaits de l’activité physique sur la fertilité

On l’a vu, l’activité physique à des effets positifs sur l’ensemble des mécanismes biologiques. Cette bonne santé générale va donc créer les conditions pour que la fertilité soit la meilleure possible. Mais il s’agira d’avoir une activité équilibrée, et adaptée à son propre organisme car tout excès, même dans le sport, peut avoir des effets délétères sur la fertilité, en particulier chez les femmes (irrégularité voire disparition du cycle menstruel souvent associé à une maigreur).

Le muscle, un organe bénéfique pour le cerveau

Il en existe une grande variété : les muscles qui recouvrent notre squelette (dits muscles striés squelettiques), le muscle cardiaque, ceux qui recouvrent les organes creux ou nos viscères (dits muscles lisses). Alors que l’on connaît 90% de leurs fonctions contractiles, on connaît seulement 20% des autres propriétés qui peuvent pourtant être essentielles, et, demain, ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques. Une preuve ? Nous pouvons rester intelligents grâce à nos muscles. Étonnant non ?

Le muscle, un organe secréteur peu connu

Notre corps est une incroyable machinerie constituée d'environ 600 muscles différents : les muscles qui constituent notre squelette (dits muscles striés squelettiques), le muscle cardiaque, ceux qui recouvrent les organes creux ou nos viscères (dits muscles lisses). Alors que l’on connaît 90 % de leurs fonctions contractiles, on connaît seulement 20 % des autres propriétés qui peuvent pourtant être essentielles, et, demain, ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques. Une preuve ? Nous pouvons rester intelligents grâce à nos muscles. Étonnant non ? 24 siècles après avoir découvert le muscle*, on connait aujourd’hui chaque muscle et leurs fonctions contractiles n’ont quasiment plus de secret pour les scientifiques. Mais au-delà de celles-ci, le muscle possède des fonctions d’« organe secréteur », au même titre que le foie, par exemple. Cette propriété peut notamment se vérifier dans notre cerveau ! En effet, l’exercice physique entretient la mémoire grâce à la sécrétion de facteurs neurotrophiques dérivés du cerveau. Cette sécrétion (la BDNF - facteur de croissance cérébrale) fait pousser les neurones de la mémoire… donc plus de neurones = plus de mémoire !

« Aujourd’hui, nous savons que le muscle est un organe secréteur, ce qui a des implications essentielles pour l’organisme. En effet, parmi les 965 protéines secrétées par des cellules musculaires, certaines sont impliquées dans la réparation des muscles, d’autres éclairent sur l’effet bénéfique de l’exercice musculaire sur les autres organes… des informations particulièrement importantes dans l’étude du vieillissement mais aussi pour des situations pathologiques, y compris dans certains cancers. C’est donc un nouveau champ de recherche où beaucoup reste à faire, car si on sait que le muscle secrète, on n’a encore que très peu d’information sur les effets de cette fonction ». Vincent Mouly, Directeur de recherche CNRS à l’Institut de Myologie.

* L’Homme de Chair, Michel Fardeau, Odile Jacob, avril 2005

Grâce au cerveau, faire travailler une jambe et muscler les deux, c’est possible !

Lors d’une séance de sport, soulever un haltère du bras droit puis du bras gauche pour un bon équilibre musculaire paraît évident n'est-ce-pas ? Eh bien non ! Sachez que, grâce à une très bonne communication entre notre cerveau et nos muscles, l'activité d'un seul membre permet également d'augmenter de 10% la force musculaire de l'autre ? Véritable coordinateur des mouvements, notre cerveau fait bénéficier nos muscles homologues des effets de l’entraînement. Un phénomène appelé le "crossover-effect". Décidément, la myologie a beaucoup de choses à nous apprendre…

La science des muscles, ça existe ?

Oui ! Il s’agit de la myologie (du grec ancien « muos »). Une science qui concerne, de fait, 100 % de la population, est donc très utile pour mieux connaître le muscle quel que soit son état (malade, sain, accidenté, sportif, vieillissant…) mais aussi pour ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques. Les chercheurs de l’Institut de Myologie, le centre d’expertise sur le muscle de l'AFM-Téléthon situé à la Pitié-Salpêtrière, à Paris, explorent et impulsent la connaissance de cet organe qui n’a pas encore dévoilé tous ses secrets.

A vous de jouer ! Testez vos connaissances sur les muscles

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