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Essai de l'acétate d’ulipristal dans la CMT 1A

Un essai clinique français terminé

Évaluer la sécurité d'utilisation et l’efficacité de l'acétate d’ulipristal chez 45 hommes atteints de CMT 1A, âgés de 18 à 70 ans, pendant un an.

Débutée fin 2015, l'étude UPACOMT a été arrêtée prématurément fin 2017 suite à la survenue, en-dehors de cet essai, de quatre signalements européens d’atteintes hépatiques graves chez des patientes traitées par acétate d’ulipristal. Ces évènements ont conduit l'Agence européenne des médicaments (EMA) à engager une réévaluation du rapport bénéfice/risque du médicament Esmya (acétate d'ulipristal) utilisé dans le traitement des fibromes utérins (tumeurs non cancéreuses de l'utérus) et à suspendre l’initiation et le renouvellement d’un traitement par acétate d’ulipristal chez de nouvelles patientes.

Compte-tenu des données actuelles, l’ANSM a recommandé au promoteur l’arrêt de la recherche..

Objectifs de l'essai

Évaluer la sécurité d'utilisation et l’efficacité de l'acétate d’ulipristal chez 45 hommes atteints de CMT 1A, âgés de 18 à 70 ans, pendant un an.

L'acétate d’ulipristal est un anti-progestérone développé par HRA Pharma et déjà commercialisé en France pour d'autres indications. C'est un médicament hormonal qui bloque les effets d'une hormone sexuelle, la progestérone (on parle d'antagoniste des récepteurs de la progestérone).

La progestérone augmente l’expression de PMP22, la protéine produite en trop grande quantité dans la CMT 1A. Des chercheurs se sont donc intéressés aux effets des anti-progestérones et ont montré, chez le rat modèle de CMT 1A, que les anti-progestérones diminuent la synthèse de PMP22 et améliorent les symptômes de la maladie.

Cet essai de phase II a permis d'étudier les effets de l'acétate d’ulipristal chez l'homme, afin de voir s'il diminue la synthèse de PMP22 et si cela entraîne une diminution des signes de la maladie au niveau biologique (diminution des marqueurs de stress oxydant) et sur le plan clinique (stabilisation ou augmentation de la force musculaire, diminution des difficultés rencontrées dans les gestes du quotidien…).

Qui était concerné ?

  • Vingt-trois hommes atteints de maladie de Charcot-Marie-Tooth de type 1A (duplication génétiquement confirmée), âgés de 18 à 70 ans, présentant une faiblesse musculaire et résidant dans l'est de la France.
  • D'autres critères d'inclusion sont requis pour participer à cet essai. Seuls un entretien avec le médecin investigateur et le bilan de la visite de sélection permettent de déterminer au cas par cas qui peut participer à l'essai.

Comment s'est déroulé l'essai ?

  • Un tirage au sort a déterminé pour chaque participant s'il a reçu une des deux doses testées d'acétate d’ulipristal ou le placebo pendant un an (étude traitement candidat versus placebo). C'est par la comparaison de l'évolution des trois groupes que les médecins pourront évaluer les effets du traitement dans la CMT 1A.
  • Un petit prélèvement de peau (biopsie cutanée) sur la face latérale d'un doigt, au début et à la fin de l'essai a permet d'évaluer la quantité de PMP22 produite. Sont aussi évalués la force musculaire, les capacités fonctionnelles, la qualité de vie et le degré d'atteinte de nerfs lors des différentes visites à l’aide de questionnaires, de tests d’endurance et d’un électroneuromyogramme (au début et à la fin de l'essai).
  • Tous les participants ont été vus par les investigateurs au moment de l’arrêt prématuré de l’essai, afin que soit réalisé un bilan hépatique. Suite à cette visite de fin d’étude, il a été demandé aux patients de prévenir immédiatement l’investigateur en cas d’apparition, jusqu’à 21 jours après l’arrêt du traitement, de nausées, de troubles digestifs, d’asthénie, d’ictère.

En savoir plus sur les essais cliniques

Où a eu lieu l'essai ?

  • L'essai s'est déroulé dans 5 centres investigateurs, dans l'est de la France et à Paris :

- Hôpital de Hautepierre, Strasbourg, Centre de Référence Maladies neuromusculaires d'origine génétique de l'enfant et de l'adulte de Strasbourg (centre coordonnateur).
Contact : Andoni ECHANIZ-LAGUNA
- Hôpital de Hautepierre, Strasbourg, Centre d'investigation clinique (INSERM U1434).
Contact : Dr COLLONGUES
- Hôpital Central, Nancy :
Contact : Marc Debouverie
- CHU MINJOZ, Besançon :
Contact : Laurent Tatu
- Hôpital le Bocage, Dijon :
Contact : Agnes Jacquin
- Institut de Myologie (hôpital de la Pitié Salpêtrière), Paris :
Contact : Sarah LEONARD-LOUIS

En savoir plus sur la recherche dans la maladie de Charcot-Marie-Tooth

Publié le : 08/06/2018

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