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Détecter l’urgence médicale

Les signes à connaître

Savoir repérer les signes d’urgence médicale permet de réagir plus vite lorsqu’ils surviennent pour éviter l’aggravation de l’état général.

Perdre connaissance, avoir du mal à respirer, ressentir une douleur dans la poitrine ou au ventre, transpirer beaucoup…, sont des signes à prendre au sérieux, en particulier dans le contexte d’une maladie neuromusculaire où l’état de l’organisme peut se dégrader brutalement.

L’urgence médicale doit être traitée rapidement par des professionnels médicaux.

Les signes à reconnaître

Sueur sur le visage, peau bleutée (lèvres, doigts…), difficultés à respirer, respiration rapide ou saccadée, attitude confuse…

Signes d'urgence respiratoire.

Les causes : La respiration moins efficace à cause de la faiblesse des muscles respiratoires empêche l'élimination du CO2 produit par l'organisme. Le CO2 s'accumule dans le sang (hypercapnie) et limite l'apport en oxygène nécessaire à l'organisme.

Les facteurs de risque : un encombrement bronchique important, une infection, un stress, un problème lié à la ventilation mécanique…

Battements cardiaques rapides ou désordonnés, douleur thoracique, malaise, perte de connaissance, respiration difficile…

Signes d'urgence cardiovasculaire.

Les causes : des anomalies du système électrique du cœur modifient le rythme et la régularité des battements cardiaques, ce qui peut conduire à un arrêt cardiaque ; un manque de force du muscle cardiaque limite la propulsion du sang vers les organes, conduisant à l’insuffisance cardiaque.

Les facteurs de risque : certaines maladies neuromusculaires sont plus à risque de troubles cardiaques : la maladie de Steinert, la myopathie de Duchenne ou de Becker, la dystrophie musculaire d'Emery Dreifuss et la LGMD de type 1B (laminopathies),  les myopathies myofibrillaires (desminopathies)…

Maux de ventre intenses, fièvre, vomissements, diarrhées, blocage des matières (gaz et selles)...

Signes d'urgence digestive.

Les causes :
- un transit insuffisant dans le tube digestif (dont l’intestin) entrainant l’accumulation de matières pouvant aller jusqu'au blocage complet des gaz et des selles (occlusion intestinale) ;
- une paralysie aiguë de l’estomac qui empêche la vidange de son contenu (gastroparésie) ;
- une compression du duodénum (partie de l’intestin située après l’estomac) entre la colonne vertébrale, l’artère aorte et l’artère mésentérique bloquant le transit (pince mésentérique).

Les facteurs de risque : un manque de mouvements, une hydratation insuffisante, une alimentation peu diversifiée, une dénutrition et un poids insuffisant... Dans l’amyotrophie spinale proximale ou les dystrophies musculaires congénitales, la période qui suit la chirurgie du rachis ainsi qu’une maigreur, favorisent le syndrome de la pince mésentérique.

Douleur musculaire diffuse, persistante, œdème (gonflement) musculaire, incapacité à bouger après un effort, un jeûne, urines rouge foncé...

Signes d'urgence métabolique.

Les causes : un trouble du métabolisme de l’organisme.

Les facteurs de risque : un effort prolongé, un jeûne, une consommation importante de sucres, un épisode de fièvre… peuvent déréguler le métabolisme, en particulier dans les myopathies mitochondriales, les glycogénoses musculaires, les lipidoses.

Les traumatismes (chutes, plaies, saignement…), brûlure, incapacité soudaine à parler, comportement inhabituel…

Ces situations d’urgences peuvent apparaître quelles que soient la maladie et indépendamment de celle-ci.

 

 

 

Publié le : 24/06/2016

Des repères pour mieux gérer la maladie au quotidien

 

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