Croquer la vie à pleines dents
« La maladie empêche mon fils de marcher, pas d’aimer la vie. » : c’est ce que l’on pouvait lire sur l’affiche du Téléthon 2015 sur laquelle Nicolas, atteint d’une myopathie de Duchenne, posait au côté de son papa, Benoit.
Depuis, l’adolescent est devenu un jeune homme de 24 ans. Entre-temps, il a totalement perdu l’usage de la marche et a été diagnostiqué d’une sclérose en plaques : « J’aurais eu plus de chances de gagner au loto… il y avait un risque sur 50 millions pour que je sois atteint de deux pathologies lourdes et invalidantes ! ». Au-delà de son humour, Nicolas fait preuve d’un mental à toute épreuve. Une bonne fois pour toute, il a décidé que la vie, les projets, auraient toujours le dernier mot.
Après avoir vécu en résidence universitaire, avoir passé une licence en droit, il choisit finalement de suivre sa passion pour la psychologie en se lançant dans une formation de coaching : « J’ai toujours voulu devenir psy. Je suis plus dans l’humain que dans la procédure. Je veux accompagner les personnes dans leur vie personnelle, professionnelle. Je veux transmettre ma vision de la vie. Tout est dans le mental, on a tous un potentiel pour être heureux. » Un métier qu’il exerce aujourd’hui.
Pour que leur vie soit meilleure que la mienne
Colocation, voyage au Japon, écriture d’un livre « Mille joies et deux handicaps » …. Nicolas vit sa vie pleinement. Mais sans jamais oublier le Téléthon : « Si je suis là, c’est grâce aux personnes qui se sont investies depuis les débuts. Et si moi je m’investis, c’est pour les générations futures. Et ça a clairement porté ses fruits » nous raconte-t-il en pensant à Sacha, ce jeune garçon, atteint comme lui de la myopathie de Duchenne, qui a bénéficié dans le cadre d’un essai, de la thérapie génique développée par Généthon.
Nicolas, une génération Téléthon qui avance : découvrez son témoignage
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