Faites un don
C'est ce que vous coûtera ce don après les 66% de réduction d'impôts

Ligne directe donateurs : 09 69 36 37 47 (Appel non surtaxé)

Incendie de forêt, accident industriel, pollution urbaine : des consignes spécifiques pour les personnes sous assistance respiratoire

Publié le
Vignette Actualité : Incendie de forêt avec flammes au sol et fumée dense entre les arbres

L’AFM-Téléthon, le GAVO2 et le groupe de travail MNM’s de la Société de pneumologie de langue française ont corédigés des recommandations dédiées aux patients ventilés à domicile en cas de pic de pollution atmosphérique, et notamment de feu de forêt.  Un document clair et concis qui devrait, réchauffement climatique oblige, être de plus en plus consulté.

La mobilisation a commencé au plus fort des premiers feux de forêt en Gironde et dans les Landes de l’été 2026, dès la dernière semaine de juillet. « Comme toute autre source de pollution atmosphérique, les incendies exposent à des concentrations élevées de particules fines et de polluants irritants qui peuvent dégrader la santé respiratoire des plus fragiles, explique Christian Devaux, kinésithérapeute-conseil à la Direction des Actions Médicales de l’AFM-Téléthon. Les autorités de santé avaient bien émis des consignes pour la population générale et pour les insuffisants respiratoires chroniques, mais rien de spécifique pour les patients bénéficiant d’une assistance respiratoire à domicile, en ventilation non invasive ou invasive e. Et il n’existait pas non plus de recommandation de ce type du côté des sociétés savantes ou des filières de santé maladies rares ».

Un document collaboratif et novateur

Les experts Groupe assistance ventilatoire et oxygène (GAVO2), du groupe de travail sur les maladies neuromusculaires (MNMs) de la Société de pneumologie de langue française (SPLF) et de l’AFM-Téléthon se sont immédiatement attelés à combler ce manque et ont corédigé des Recommandations aux patients bénéficiant d'une assistance respiratoire à domicile en cas de pic de pollution atmosphérique. Elles énoncent de façon claire les cinq mesures-clés à adopter dès lors qu’un pic de pollution de l’air (quelle que soit son origine) est annoncé, afin de se protéger au mieux. « Un bel exemple de collaboration entre sociétés savantes et AFM-Telethon pour répondre rapidement à une situation d’urgence sanitaire lorsque la santé des plus fragiles est en jeu », souligne le Dr Marie-Aricie Vekemans, Directrice adjointe des Actions Médicales. 


1. Limiter au maximum l'exposition aux fumées 
• Rester à l'intérieur autant que possible lorsque l'air extérieur est fortement chargé en fumées ou en particules fines. 
• Suivre les consignes des autorités sanitaires locales (ARS, préfecture).

2. Poursuivre la ventilation habituelle 
• Continuer le traitement (ventilation non invasive ou ventilation invasive) selon les modalités habituelles.
• Ne pas modifier les réglages sans avis médical. 

3. Maintenir l'utilisation de l'humidificateur
• Continuer à utiliser l'humidificateur comme d'habitude lorsqu'il fait partie du traitement. 

4. Vérifier et adapter si nécessaire les filtres du ventilateur 
• Les filtres situés sur l’entrée d’air des ventilateurs contribuent à réduire l’exposition aux particules en suspension dans l’atmosphère. 
• Les filtres hypoallergéniques (filtres blancs), dont l'efficacité de filtration est généralement supérieure à 99 % pour des particules de 0,3 μm selon les fabricants, peuvent contribuer à réduire l'exposition aux particules fines.
• En période de pollution importante, la mise en place d’un filtre hypoallergénique peut être envisagée chez les patients les plus fragiles. Il peut être nécessaire de le remplacer ou de le 
nettoyer plus souvent afin de maintenir son efficacité, en lien avec le prestataire de santé à domicile. 
Comprendre les limites des filtres 
• Les filtres des ventilateurs ne protègent pas contre les gaz toxiques contenus dans les fumées d'incendie. Ils limitent l'exposition aux particules mais la réduction de l'exposition aux fumées reste la protection la plus efficace.
• L’efficacité des filtres varie selon le fabricant. Leur efficacité est proche de la filtration assurée par les masques FFP2. 
Pour les patients trachéotomisés 
• Les patients trachéotomisés équipés d'un filtre échangeur de chaleur et d'humidité (HME) bénéficient également d'une filtration efficace des particules. 
• Il est recommandé de changer ce filtre tous les jours. 
• L’ajout d’un filtre HME sur le circuit à l’occasion d’un pic de pollution doit être réalisé avec prudence. Cela peut modifier le fonctionnement du ventilateur et son efficacité. Il est nécessaire d’en aviser le prescripteur.

5. En cas de doute ou d'aggravation 
• Contacter son prestataire de santé à domicile en cas de doute concernant le matériel et son équipe médicale de référence en cas d’aggravation de l’état respiratoire.