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La révolution des biothérapies

Publié le 10/06/2022

Thérapie génique, cellulaire, pharmacogénétique : l’AFM-Téléthon développe, grâce aux dons, des thérapies nouvelles pour les maladies rares au bénéfice de maladies plus fréquentes. 

C’est quoi, les biothérapies ?  

Parce que la pharmacologie classique n’offrait aucune perspective aux maladies génétiques rares longtemps considérées comme incurables, l’AFM-Téléthon impulse, depuis de nombreuses années notamment grâce aux dons du Téléthon, le développement de thérapies innovantes issues des connaissances récentes en génétique ou biologie cellulaire : les biothérapies.  

Une biothérapie est un traitement qui se base sur des médicaments biologiques, ou des médicaments biotechnologiques. Il en existe plusieurs sortes : 

  • La thérapie génique, qui consiste à réparer un gène défectueux ou à réintroduire un gène fonctionnel dans l’organisme. 
  • La thérapie cellulaire, qui consiste à injecter une cellule ou un patch cellulaire pour réparer les organes et restaurer une fonction. 

Ces stratégies thérapeutiques nouvelles ouvrent des perspectives pour traiter des maladies fréquentes. La recherche médicale avance. 

La thérapie génique : des gènes-médicaments

La thérapie génique constitue l’une des voies privilégiées pour traiter les maladies génétiques mais également certains cancers. Elle consiste à insérer, dans les cellules du malade, une version normale d’un gène qui ne fonctionne pas et cause la maladie. Le gène fonctionnel permet alors au patient de produire à nouveau la protéine dont la déficience était la source de la maladie. 

Pour réussir l’opération, trois conditions doivent être remplies : 

  • Connaître le gène responsable de la maladie, soit la fonction de ce gène, afin de pouvoir « réparer » la cellule. 
  • Permettre au gène d’atteindre et entrer dans la cellule à l’aide d’un « vecteur », le plus souvent un virus que l’on a rendu inoffensif pour le malade. 
  • Associer le gène à un « promoteur », une petite séquence d’ADN qui permet son fonctionnement une fois au sein de la cellule. 

Pionnière dans le domaine de la thérapie génique, l’AFM-Téléthon s’est dotée d’équipes spécialisées dans la conception, le développement et la fabrication de ces « gènes-médicaments », notamment à travers son laboratoire Généthon.   
 

La thérapie génique, c'est quoi au juste ?

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La thérapie cellulaire : des cellules pour régénérer les organes 

La thérapie cellulaire consiste à greffer des cellules pour réparer ou régénérer un organe ou un tissu endommagé. La thérapie cellulaire repose sur trois types de cellules souches : 

  • Les cellules souches dites « adultes » sont des cellules capables de se régénérer, comme celles du foie, de la surface des intestins, des muscles... Elles participent au renouvellement de nos tissus. Elles peuvent être prélevées sur le patient, être cultivées puis réinjectées, sans risque de rejet. En revanche, elles ont une capacité de différenciation limitée et elles sont assez rares et difficiles à isoler et à cultiver. 
  • Les cellules souches dites « embryonnaires » se trouvent dans l’embryon lorsqu’il est au stade de quelques cellules. Faciles à cultiver et capables de proliférer à l’infini, elles peuvent se transformer en tout type de cellules spécialisées : de peau, de muscle, d’intestin, de veine…  
  • Les cellules souches pluripotentes induites (cellules iPS) permettent depuis 2007 à partir de cellules souches adultes de produire des cellules souches ayant les caractéristiques des cellules souches embryonnaires. De nombreux programmes de recherche leur sont consacrés.  

Christelle Monville, chercheuse à I-Stem, explique la thérapie cellulaire en 1 minute chrono : 

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I-Stem, le laboratoire de l’AFM-Téléthon dédié aux cellules souches, poursuit ses travaux visant à la mise au point de traitements applicables aux maladies rares monogéniques, à l’aide des cellules souches.

Un essai clinique de thérapie cellulaire pour les rétinites pigmentaires, STREAM, est en cours avec l’Institut de la vision (Paris). Un second programme de thérapie cellulaire, PACE, pour les ulcères cutanés drépanocytaires, est en phase préclinique. En parallèle, le programme collaboratif MyoPharm, lancé par l’AFM-Téléthon et I-Stem, consiste à tester un grand nombre de molécules pharmacologiques existantes sur des modèles cellulaires de pathologies rares (criblage à haut débit) pour identifier celles qui pourraient être efficaces pour ces maladies.  

Les biothérapies pour les maladies plus fréquentes

Il existe de nombreuses passerelles entre la recherche sur des maladies parfois très rares et des maladies fréquentes. Les biothérapies à l’essai aujourd’hui pour les maladies rares, peuvent demain concerner beaucoup d’autres pathologies.  

Fidèle à sa stratégie d’intérêt général, l'AFM-Téléthon encourage l'émergence de thérapies innovantes qui ouvrent des perspectives à la médecine dans son ensemble. 

  • Le premier succès de la thérapie génique pour les bébés-bulle, ces enfants privés de système immunitaire, a permis la mise au point de thérapies géniques (cellules car-T) pour différents cancers  (lymphomes, leucémies, myélomes)  
  • La progéria, maladie ultra-rare, caractérisée par un vieillissement accéléré, partage des mécanismes communs avec le vieillissement physiologique et le vieillissement induit par les chimiothérapies anticancéreuses ou trithérapies anti-sida. Les options thérapeutiques de la progéria ouvrent donc des perspectives qui concernent l’ensemble de la population.
  • La β-thalassémie, maladie génétique rare affectant les globules rouges, est due au même gène que la drépanocytose qui concerne une large proportion de la population africaine, afro-américaine, méditerranéenne et asiatique. La thérapie génique mise au point pour la thalassémie est aujourd’hui à l’essai pour la drépanocytose.
  • Les thérapies cellulaires régénératrices expérimentées pour le traitement de cardiopathies observées dans de nombreuses myopathies ont très vite vu leurs applications étendues à l’insuffisance cardiaque consécutive à l’infarctus.
  • Le patch cellulaire mis au point par I-Stem, en collaboration avec l'hôpital Saint-Louis, l’hôpital des Quinze-Vingts et l'Institut de la vision, pour réparer la rétine dans certaines formes de rétinite pigmentaire, une maladie rare de la vision, ouvre des perspectives thérapeutiques pour l’ensemble des maladies de la rétine, qu’elles soient rares et génétiques ou fréquentes et liées au vieillissement, comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) qui concerne plus de 1,5 million de personnes. 
  • La thérapie cellulaire de la peau envisagée pour certaines maladies génétiques cutanées ou pour des complications cutanées de maladies génétiques est applicable au traitement des ulcérations cutanées chroniques liées au diabète de type II et aux déficiences veineuses graves.