Faites un don
C'est ce que vous coûtera ce don après les 66% de réduction d'impôts

Ligne directe donateurs : 09 69 36 37 47 (Appel non surtaxé)

Sous la lumière d’octobre rose, la santé des femmes

Publié le
Vignette Actualité : Groupe de personnes vêtues de rose, les mains réunies en signe de solidarité à l’occasion d’Octobre rose.

La campagne octobre rose affiche haut et fort chaque année l’importance du dépistage des cancers gynécologiques, et en particulier le plus fréquent, le cancer du sein. Elle rappelle l’importance de ne pas baisser la garde en utilisant les moyens à disposition pour se faire dépister. Des lieux adaptés et des dispositifs dédiés rendent désormais plus facile l’accès aux examens de dépistage et aux soins gynéco des femmes en situation de handicap.

Un dépistage très préventif

Le dépistage des cancers du sein permet de les détecter très tôt, un facteur qui favorise la guérison dans 9 cas sur 10. Il repose sur un examen des seins (observation et palpation) ainsi que sur une mammographie (radiographie des seins) qui peuvent être complétés par une échographie (sans pour autant qu’il y ait une anomalie) pour aider les radiologues à interpréter la mammographie. Il s’inscrit dans un suivi gynécologique régulier qui permet de faire le point sur sa santé gynécologique mais aussi d’aborder d’autres sujets comme l’hygiène intime, la sexualité, la contraception, les grossesses, la ménopause…, des rendez-vous essentiels pour toutes les femmes, quels que soient leur âge et leur situation.

Handiconsult et Handigynéco : des progrès dans l’accès aux soins

Les femmes en situation de handicap restent pourtant moins bien suivies pour la prévention des cancers que la population générale. Elles bénéficient moins souvent d'un suivi gynécologique régulier et recourent beaucoup moins aux dépistages, notamment à la mammographie, alors même que les contraintes liées au handicap peuvent rendre l'autosurveillance, par exemple l’autopalpation, plus difficile (Etude Handigynéco 2017). 

Cependant, des progrès ont été réalisés ces dernières années. Désormais les consultations « HandiConsult » déployées dans les hôpitaux permettent aux femmes de consulter dans des lieux adaptés à leur situation. En parallèle le programme « Handigynéco »  et ses initiatives locales portées par des sages-femmes formées aux besoins des femmes en situation de handicap, facilite le suivi et les soins gynécologiques partout en France.

Une consultation handigynéco en Hauts-de-France

A l’AFM-Téléthon, on agit pour l’intimité. La mission intimité agit notamment pour favoriser l'accès à la vie sentimentale, affective et sexuelle, ainsi qu’à la parentalité des personnes en situation de handicap. Elle porte fort les questions de prévention en santé sexuelle et génitale auprès des instances nationales, pour permettre à toutes les femmes concernées l'accès au dépistage des cancers, notamment en poussant le déploiement d'infrastructures et d'équipements handi-accessibles dans les lieux de soins et en formant des acteurs de terrain.

Toutes concernées

Le cancer du sein et les cancers gynécologiques peuvent toucher toutes les femmes, quelle que soit leur situation personnelle. Pour celles atteintes de maladies neuromusculaires, le dépistage régulier devient encore plus crucial. En effet, ces maladies masquent parfois certains symptômes. Or on sait bien aujourd’hui l’importance de détecter les cancers à un stade le plus précoce possible.

Le dépistage ne concerne pas uniquement les femmes ayant une vie sexuelle active. 

En pratique, on fait comment ?

  • Il faut consulter si vous constatez un écoulement mammaire, une masse, même indolore, l’apparition d’un creux ou d’une augmentation de volume d’un sein.
  • Une mammographie est recommandée tous les deux ans à partir de l’âge de 50 ans, et jusqu’à 74 ans, mais certains facteurs (cancers gynécologiques dans la famille par exemple) feront débuter ce dépistage plus tôt.
  • Un suivi gynécologique annuel est nécessaire et il ne se résume pas à un examen clinique. Il s’agit aussi d’un moment privilégié pour discuter de nombreux sujets : Parce que le professionnel (sage-femme, gynécologue) que vous rencontrez en consultation doit prendre en compte votre situation et vous respecter, dites-lui ce dont vous avez besoin, n’ayez pas peur de le guider dans ses gestes et de lui dire si c’est inconfortable, et posez-lui les questions qui vous importent.
  • Si votre maladie neuromusculaire rend difficile l’observation ou la palpation de vos seins, évoquez-le avec le professionnel de santé afin d’adapter votre suivi. Dès la prise de rendez-vous, précisez également vos besoins d’installation, de transfert ou d’accompagnement pour préparer l’examen dans de bonnes conditions.

Pour aller plus loin

Suivi gynécologique et maladies neuromusculaires : toutes concernées !
Télécharger la version PDF (PDF - 1.68 Mo)
Sexualité, si on en parlait… ?
Télécharger la version PDF (PDF - 4.66 Mo)