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Dermatomyosite, FOP : Lu pour vous 2026 n°15

Publié le
Vignette Actualité - Lu pour vous

Deux publications à partager dans cette actualité : l’une sur le risque de diabète dans la dermatomyosite et l’autre sur une nouvelle piste de thérapie innovante dans la FOP

Gare au diabète dans la dermatomyosite

Les patients atteints à l’âge adulte de dermatomyosite développent plus fréquemment un diabète que d’autres personnes. C’est la conclusion d’une analyse des dossiers médicaux de 434 patients atteints de cette maladie. Près d'un sur quatre présentait un diabète, alors qu’ils n’étaient que 10,5% dans un second groupe, de personnes sans dermatomyosite. Plus de la moitié des diagnostics de diabète ont été posés avant la prise de corticoïdes par les patients. Ces médicaments, souvent prescrits dans cette maladie, ne peuvent donc pas expliquer entièrement cette fréquence accrue. La présence d’auto-anticorps liés à la dermatomyosite n’influençait pas non plus l’apparition du diabète. En revanche, les chercheurs ont identifié des facteurs favorisant sa survenue : une corpulence élevée, une hypertension artérielle et une anomalie des taux de lipides dans le sang. Les auteurs de l’étude conseillent donc de dépister le diabète dès le diagnostic de la dermatomyosite, puis régulièrement.
- Voir le résumé de l’article (en anglais)

Une piste pour freiner l’ossification des muscles dans la FOP

La fibrodysplasie ossifiante progressive (FOP) est une maladie ultra-rare liée à une mutation qui active le gène ACVR1, provoquant le développement excessif de tissu osseux à des endroits inhabituels. Une équipe de chercheurs a mis au point une technique pour freiner ce phénomène. Ils ont fabriqué en laboratoire une forme d’oligonucléotides anti-sens constitués d’ARN et d’ADN (des gapmers) permettant de détruire les ARN messagers du gène ACVR1 muté par un mécanisme naturellement présent dans la cellule. Ils empêchent ainsi l’expression de ce gène. Testée sur des cellules de patients et chez la souris, cette stratégie a ralenti la différenciation osseuse anormale et a permis la distribution des fragments d’ADN dans les zones souhaitées (les muscles et les tendons), tout en diminuant la toxicité pour le foie et les reins. Même si cette étude est très préliminaire, ses résultats justifient, selon les chercheurs, la poursuite de l’évaluation afin d’établir la faisabilité thérapeutique de cette stratégie.
- Voir le résumé de l’article (en anglais)