Maladie de Kennedy : effets positifs du naratriptan

Publié le 11/10/2012
Recherche fondamentale - Flacons

Le naratriptan améliore l’atteinte neuronale dans des modèles cellulaires et animaux de la maladie de Kennedy.

Dans un article publié en septembre 2012, une équipe japonaise a mis en évidence dans une souris modèle d’amyotrophie bulbo-spinale récessive liée à l’X (SBMA) ou maladie de Kennedy une surexpression du gène CGRP1 (pour calcitonin gene related peptide α) par les récepteurs des androgènes mutés. Cette surexpression entraine une altération des neurones dans la SBMA.
D’autre part, dans des cultures de cellules ou chez la souris modèle de SBMA, l’administration de naratriptan, une molécule agissant contre les migraines, diminue l’expression de CGRP1. L’atteinte neuronale liée aux récepteurs des androgènes mutés est alors atténuée. D'autres études sont nécessaires pour évaluer l'efficacité et l'innocuité d’un traitement à long terme par le naratriptan chez les personnes atteintes de SBMA.

Naratriptan mitigates CGRP1-associated motor neuron degeneration caused by an expanded polyglutamine repeat tract.
Minamiyama M, Katsuno M, Adachi H, Doi H, Kondo N, Iida M, Ishigaki S, Fujioka Y, Matsumoto S, Miyazaki Y, Tanaka F, Kurihara H, Sobue G.
Nat Med., 2012 (Sept). doi : 10.1038/nm.2932. [Epub ahead of print]