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Myopathie de Duchenne : des organoïdes pour étudier les limites de la thérapie génique

Publié le
Vignette Actualité - Chercheur dans un laboratoire qui rédige à côté d'un microscope

Testée au sein de structures tridimensionnelles de muscle mimant la myopathie de Duchenne, la thérapie génique a amélioré la fonction musculaire, sans réduire la fibrose qui caractérise la maladie.

Dans la dystrophie musculaire de Duchenne, causée par l’absence de dystrophine, l’efficacité de la thérapie génique est limitée, malgré des résultats positifs dans les modèles animaux. Pour comprendre cette efficacité partielle et identifier d’autres stratégies thérapeutiques plus efficaces, des chercheurs français, soutenus par l’AFM-Téléthon, ont développé des organoïdes musculaires, appelés « MYOrganoïdes ».

Les organoïdes sont des structures tridimensionnelles obtenues à partir de cellules souches humaines (cellules iPS) qui reproduisent la complexité tissulaire et moléculaire d’un organe afin de comprendre son développement. S’ils sont développés à partir de cellules iPS atteintes d’une maladie, ils permettent d’étudier les mécanismes pathologiques en cause et de tester de potentiels traitements. 

Des organoïdes qui reproduisent le muscle atteint

Les « MYOrganoïdes » sont issus de cellules musculaires dérivés d’iPS et de fibroblastes (cellules du tissu conjonctif jouant un rôle dans la structure des muscles), qui permettent de mimer à la fois la faiblesse musculaire et la fibrose qui caractérisent la myopathie de Duchenne.

Une thérapie génique visant à administrer le gène codant une microdystrophine grâce à un vecteur viral testée au sein de ces MYOrganoïdes a permis d’améliorer la fonction musculaire, mais avec un faible effet sur la fibrose, laquelle persistait. Ces résultats suggèrent qu’un traitement antifibrotique concomitant pourrait améliorer l’efficacité de la thérapie génique.

Source
Disease exacerbation in human DMD MYOrganoids enables gene therapy evaluation and unveils persistence of fibrotic activity
Palmieri L, Bimbi G, Ferrand M et al.
NPJ Regen Med. 2026 Jan.

S'informer sur la myopathie de Duchenne

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