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Vaccination contre la Covid-19

Informations et recommandations pour les malades neuromusculaires
Retrouvez sur cette page toutes les dernières actualités et informations sur la vaccination contre la covid-19 pour les malades neuromusculaires.
Vaccination covid-19 recommandation et info pour malades neuromusculaires

Les vaccins contre la Covid-19 : documents de référence

Maladies neuromusculaires et vaccination contre la covid-19 : Vos questions, nos réponses 

 

Vaccination : informations générales

 

Quand les malades neuromusculaires pourront-ils se faire vacciner ? Sont-ils prioritaires ?

Le conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, présidé par le Professeur Alain Fischer, a remis le 14 janvier 2021 au ministre des Solidarités et de la Santé une note relative à la vaccination « en très haute priorité des personnes à très haut risque ».

En résumé, les personnes sont prioritaires si : 

1.      elles entrent dans les catégories d’âges ou de profession définis dans la phase 2. La procédure est alors la même que les autres pour accéder au vaccin

2.      elles remplissent l’un des critères médicaux ci-dessous :

  • atteints de cancers et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie
  • atteints de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés
  • transplantés d’organes solides 
  • transplantés par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques 
  • atteints de poly-pathologies chroniques et présentant au moins deux insuffisances d’organes 
  • atteints de trisomie 21.
  • atteints d’une maladie rare et particulièrement à risque en cas d’infection

Cela comprend, selon la liste établie avec la participation des filières Filnemus (pour les maladies neuromusculaires) et FAI2R (pour les maladies auto-immunes et auto-inflammatoires dont font partie les myosites et la myasthénie) : 

  • les neuropathies auto-immunes traitées 
  • les neuropathies amyloïdes héréditaires et acquises traitées
  • les neuropathies génétiques de type Charcot Marie Tooth,
  • les myasthénies
  • les myopathies auto-immunes traitées
  • les myopathies génétiques de type dystrophie musculaire
  • les myopathies congénitales
  • les amyotrophies spinales
  • les maladies neuromusculaires mitochondriales

Associées à au moins un des facteurs de risque suivants : 

  • Insuffisance respiratoire avec CVF < 70%
  • Insuffisance cardiaque 
  • Traitement par corticoïdes ou immunosuppresseur au long cours (sauf pour les vaccins vivants atténués qui sont contre indiqués)

Le parcours est différent pour ces nouveaux bénéficiaires, pour des raisons médicales (et non pas d’âge) : il leur faudra une ordonnance de leur médecin traitant pour bénéficier de la vaccination.

A lire : le communiqué du Ministère de la Santé

Les aidants sont-ils prioritaires à la vaccination ? 

Les auxiliaires de vie salariées de plus de 50 ans ou présentant des comorbidités les exposant à des formes graves de Covid 19 sont prioritaires pour la vaccination. Cela concerne, les salariés des services prestataires, mandataires ou en emploi direct, ainsi que les aidants familiaux salariés à ce titre.

Par contre pour l’instant les aidants familiaux non-salariés ne sont pas concernés, même s’ils sont bénéficiaire d’un dédommagement PCH. 

Le bulletin de salaire et attestation d’employeur permettent d’attester de sa situation d’aidant professionnel pour pouvoir accéder à la vaccination.

 

Les personnes ultra-prioritaires doivent-elles avoir une ordonnance pour prendre un RDV de vaccination contre la Covid-19 ?

L’ordonnance est obligatoire pour avoir accès à la vaccination. Etabli par votre médecin du centre de référence, ce document précise que le patient fait partie de la catégorie de malades neuromusculaires hautement vulnérable tel que défini sur la liste des pathologies rares justifiant une vaccination en très haute priorité contre la COVID-19 pour les Filières de Santé Maladies Rares du 21 janvier 2021. La Filière Filnemus propose un certificat type pour la vaccination des patients neuromusculaires, qui a été envoyé aux médecins de la Filière.

Nous vous invitons à nous faire part de toute situation de refus au 0800 35 36 37.

 

Où peut-on se faire vacciner ?

Dès aujourd’hui, les personnes concernées peuvent prendre rendez-vous en appelant le 0 800 009 110 (numéro vert ouvert de 6h00 à 22 h00) ou en allant sur le site internet Sante.fr, y figurent les liens et numéros de téléphone leur permettant de s’inscrire dans le centre de vaccination le plus proche de chez elles. 

Contrairement aux personnes qui peuvent accéder à la vaccination en très haute priorité sous critère d’âge (+ de 75 ans), les malades à très haut risque devront avoir une prescription médicale délivrée par leur médecin habituel. Parallèlement à une inscription dans un centre de vaccination, il est donc nécessaire de faire rapidement les démarches auprès de son médecin.

Pour l’instant, la vaccination des personnes malades n’est possible que dans les centres de vaccination. Mais il est prévu que, dans un second temps (notamment avec l’arrivée de nouveaux vaccins), les vaccinations puissent avoir lieu dans les services qui suivent habituellement ces patients.

 

Quelle prise en charge des transports pour les malades neuromusculaires se rendant dans un centre de vaccination contre la Covid-19 ?

Un décret du 18 février 2021 prévoit explicitement la possibilité que, dans certains cas, les transports pour se rendre à un centre de vaccination contre la Covid-19 soient intégralement pris en charge par l’assurance maladie et sans avance de frais.

Cette prise en charge n’est possible que pour « les personnes se trouvant dans l'incapacité de se déplacer seules »

De plus elle ne concerne que « le transport par ambulance ou le transport assis professionnalisé entre leur domicile et le centre de vaccination contre le SARS-CoV-2 le plus proche ».

La prise en charge n’est pas soumise à entente préalable. Elle n’est possible que si une prescription médicale de transport a été faite préalablement. Comme pour toutes les prescriptions de transport sanitaire, le médecin doit clairement préciser le mode de transport et respecter le référentiel règlementaire habituel :

  • Un transport par ambulance peut être prescrit lorsque l’assuré « présente au moins une déficience ou des incapacités nécessitant un transport en position obligatoirement allongée ou demi-assise, un transport avec surveillance par une personne qualifiée ou nécessitant l’administration d’oxygène, un transport avec brancardage ou portage ou un transport devant être réalisé dans des conditions d’asepsie. »
  • Un transport assis professionnalisé peut être prescrit pour l’assuré qui « présente au moins une déficience ou incapacité suivante : déficience ou incapacité physique invalidante nécessitant une aide au déplacement technique ou humaine mais ne nécessitant ni brancardage ni portage ; déficience ou incapacité intellectuelle ou psychique nécessitant l’aide d’une tierce personne pour la transmission des informations nécessaires à l’équipe soignante en l’absence d’un accompagnant ; déficience nécessitant le respect rigoureux des règles d’hygiène ; déficience nécessitant la prévention du risque infectieux par la désinfection rigoureuse du véhicule. »

 

Y a-t-il des contre-indications pour certaines maladies neuromusculaires ? 

Même s’il n’existe pas encore de données précises chez les patients neuromusculaires, le groupe de travail de FILNEMUS ne voit pas de contre-indication spécifique à l’utilisation des vaccins génétiques (les vaccins à ADN ou à ARN, ou les vaccins à vecteurs viraux) chez les patients neuromusculaires, y compris ceux sous immunosuppresseurs.

 

Peut-on se faire vacciner contre la Covid-19 quand on a une myasthénie ou une myosite ? 

La myasthénie et les myopathies inflammatoires sont susceptibles d’être traitées par des corticoïdes et/ ou des immunosuppresseurs. Ces médicaments contre-indiquent les vaccins dits vivants atténués, mais pas les autres vaccins et notamment ceux à ARNm. 

Selon les recommandations émises par FILNEMUS, les vaccins sont aussi bien tolérés chez les patients neuromusculaires que dans la population générale. Toutefois dans la myasthénie auto-immune, il est rapporté par certains patients une aggravation transitoire et modérée de leurs symptômes ne remettant pas en question l’intérêt de la vaccination.

 

Est-il nécessaire de prendre des précautions si l'on est sous anti coagulants ? 

Votre médecin peut indiquer les précautions à prendre au moment de l’édition de l’ordonnance. Le médecin chargé de l’injection saura ainsi qu’il faut garder une compression plus longue (2 à 3 min) sur le point de l’injection. 

 

Les enfants doivent-ils se faire vacciner ? 

Les vaccins à ARNm n’ont pas été évalués chez les plus jeunes dans le cadre des essais cliniques. Ils ne sont pas, à l’heure actuelle, autorisés chez les moins de 16 ans pour le vaccin de Pfizer et chez les moins de 18 ans pour celui de Moderna.

Cependant, la vaccination des enfants fait aujourd'hui l'objet de discussions. N’hésitez pas à échanger avec votre centre de référence s’il vous semble que la vaccination s’impose pour votre enfant de moins de 16 ans.

 

Les doses de vaccin sont-elles différentes selon les gabarits ? 

Il n’y a pas de diminution ou d’augmentation de la dose selon le poids. La dose est la même pour tout le monde et elle est extrêmement faible.

 

Les vaccins sont administrés en intra-musculaire dans le haut du bras, comment faire quand le tissu musculaire est dégradé/absent à cet endroit ? 

Le vaccin à ARN messager doit être injecté dans un muscle (en général le deltoïde, dans l’épaule) afin que l’ARN vaccinal pénètre dans les cellules du muscle (myocytes, cellules dendritiques…) et soit traduit dans leur cytoplasme en protéine (ici la protéine S).

Si le tissu musculaire est dégradé, le praticien aura la possibilité soit d’adapter la taille de l’aiguille pour atteindre le muscle en profondeur, de viser un autre muscle mieux préservé (par exemple le quadriceps ou d’autres muscles qui peuvent être identifiés au cas par cas), de s’orienter vers une administration sous-cutanée, laquelle peut malgré tout se révéler efficace. En tout état de cause, la vaccination aura de bonnes chances de conférer une protection contre la COVID-19. Ce sujet doit être discuté avec le centre de référence.

 

Le vaccin puise-t-il dans les réserves musculaires ?

Le vaccin ne puise pas dans les réserves musculaires. Le volume injecté est très faible et le bolus injecté est très localisé (il va occuper un fifrelin du volume du muscle injecté). Il n’y a donc aucun danger, même pour des malades très diminués musculairement.

 

Comment bénéficier d’une injection sous cutanée ?

Il faut demander à votre médecin de se positionner. La voie sous-cutanée représente une alternative lorsque  le tissu musculaire est dégradé.  L’injection provoque bien une réponse vaccinale, mais son ampleur est encore inconnue (voir cette réponse).

 

Quel vaccin choisir ? 

Il n’est pour l’instant pas possible de choisir son vaccin. Les deux vaccins disponibles  ont démontré une efficacité similaire contre le virus Covid-19.

 

Est-il possible de cumuler deux types de vaccins pour plus d'efficacité ? 

Sauf difficulté majeure d’approvisionnement il ne sera pas possible  de se faire injecter deux vaccins différents. Lors de la vaccination, une première dose sera injectée, suivie d’une deuxième dose (le rappel) du même vaccin 4 à 6 semaines plus tard. Les deux vaccins actuellement disponibles sont recommandés pour les personnes atteintes de maladies neuromusculaires. Il n’est pas possible et ne devrait pas non plus l’être dans les prochain mois, de choisir le vaccin qui vous sera injecté.

 

Et si j’ai déjà eu la Covid-19 ? 

Dans un avis rendu fin décembre 2020, la Haute Autorité de santé estime qu’il n’y a pas lieu de vacciner de façon systématique toutes les personnes ayant déjà développé une forme symptomatique de la Covid-19... mais ajoute qu’elles doivent « pouvoir être vaccinées si elles le souhaitent à l’issue d’une décision partagée avec le médecin ». Il faudrait alors respecter un délai minimum de 3 mois entre le début des symptômes et la vaccination, sous réserve qu’il n’existe plus de manifestations de la Covid-19.

 

Faut-il faire un test COVID avant de se faire vacciner ? 

Il n’est pas recommandé de faire un test de dépistage viral avant de se faire vacciner. La HAS recommande que les personnes contacts d’un cas confirmé se fassent tester pour confirmer ou infirmer une infection active, avant d’envisager une vaccination». En cas de test positif elle recommande de décaler la vaccination de 3 mois.

Dans d’autres cas spécifiques, certains médecins peuvent cependant estimer qu’il est souhaitable de prescrire un test de dépistage. 

 

Dans quel délai après la vaccination Covid peut-on recevoir d’autres vaccins ? 

La Haute Autorité de Santé précise : « En l’absence de données sur l’administration concomitante des vaccins Comirnaty® BNT162b2 ou COVID-19 Vaccine Moderna®, dispersion injectable avec d’autres vaccins, il est recommandé de ne pas coadministrer un autre vaccin. Un intervalle de 14 jours minimum paraît nécessaire, avant ou après l’administration d’un autre vaccin (pour chacune des doses). Il est conseillé de ne pas faire un autre vaccin dans l’intervalle entre les deux doses de l’un ou l’autre des vaccins. »

Pour en savoir plus : Les réponses rapides de la HAS

 

Les malades neuromusculaires présentant des fortes allergies doivent-ils se faire vacciner ? 

La règle s’applique comme pour toutes les autres vaccinations habituelles. Dans le cas du vaccin COVID, de très rares cas d’allergies aigües graves (chocs anaphylactiques) ont été observés chez des personnes connues à risque d’allergies sévères. Ils ont été rapidement résolus par l’administration d’adrénaline. C’est pourquoi, par précaution, il est recommandé, pour tous une surveillance pendant environ 15 mn après injection du vaccin COVID et pour les personnes à risque d’allergies, on préconise d’étendre cette surveillance à 30 mn.

Si la décision est de ne pas vacciner, il est important de rappeler de protéger l’entourage contre le coronavirus afin de ne pas mettre en danger le malade neuromusculaire non-vacciné.

 

Les vaccins à ARN m’empêcheront-ils de bénéficier d’une thérapie génique ou d’un autre traitement dans le cadre d’un essai ?

L’ARNm vaccinal est neutre d’un point de vue immunologique ; il ne provoque pas de réaction de rejet.

Non seulement on pourrait le réinjecter autant de fois que l’on veut, mais il ne compromet pas du tout l’injection d’autres thérapies géniques à base d’ARN ou sous toute autre forme. Cette question se posera en revanche pour des vaccins à vecteur viraux. Cependant, les vecteurs vaccinaux actuellement développés ne sont pas les mêmes que ceux utilisés en thérapie génique des maladies neuromusculaires. 

 

Vaccination : informations générales

 

Quels sont les vaccins disponibles en France ? (au 6 février 2021)

Jusqu'au 6 février 2021, seuls les vaccins du laboratoire Pfizer-BioNTech (Comirnaty®) et du laboratoire Moderna sont autorisés en France pour le moment. Depuis le 6 février 2021, le vaccin AstraZeneca (à base d'adénovirus) est disponible en France.

Les produits de Pfizer et de Moderna possèdent le même mode d’action : ils utilisent un ARN messager (ARNm), c’est-à-dire une copie temporaire d’un fragment d’ADN. Cet ARNm code la synthèse d’un morceau de la protéine de spicule (S ou spike) du coronavirus responsable de Covid-19, le SARS-CoV-2. Présente à sa surface, elle lui permet de s’accrocher aux cellules pour les infecter. 

« L’ARNm est injecté par voie intramusculaire. Comme il s’agit d’une molécule très fragile, seul un petit nombre de cellules du muscle ayant reçu l’injection va l’incorporer. C’est suffisant pour amener la cellule à fabriquer un peu de protéine S, explique Serge Braun, directeur scientifique de l’AFM-Téléthon. Il s’agit d’une protéine étrangère à l’organisme. Le système immunitaire va donc très vite la détecter et produire des anticorps neutralisants, dirigés contre elle. Si plus tard la personne vaccinée entre en contact avec le coronavirus, l’organisme la neutralisera grâce à ces anticorps ». Contrairement à d’autres, les vaccins à ARNm ne contiennent ni protéine d’œuf, ni adjuvant, ni conservateur.

 

A qui est destiné le vaccin AstraZeneca ?

Disponible depuis le 6 février 2021 en France, le vaccin AstraZeneca est un vaccin à base d’adénovirus, à la différence des deux premiers vaccins autorisés (Pfizer-BioNTech ; Moderna) utilisant la technologie dite « à ARN messager ». Comme les vaccins à ARN messager, deux injections sont nécessaires : le délai préconisé par la HAS entre les 2 doses du vaccin AstraZeneca est de 9 à 12 semaines. A ce stade, la HAS recommande ce vaccin :

- chez les personnes de moins de 65 ans en commençant par les professionnels du secteur de la santé ou du médico-social quel que soit leur âge ;

- et chez les personnes âgées de 50 à 64 ans, en priorisant celles qui présentent des comorbidités

Dans un premier temps, les doses de vaccins seront réparties vers les établissements de santé pivots, puis attribuées par les ARS aux différents lieux de vaccination. Ce vaccin peut être conservé au réfrigérateur, ce qui pourrait permettre, à termes, une vaccination de proximité.

Pour rappel, vous ne pourrez pas choisir votre vaccin.

A lire : le communiqué de presse du ministère de la santé sur la mise à disponition des doses d'AstraZeneca

 

Quelle est l’efficacité du vaccin AstraZeneca ?

Les résultats sont plus complexes à interpréter car ce vaccin a fait l’objet de quatre essais cliniques distincts, rassemblant un total de 16 437 participants. 

La tolérance est à peu près la même que celle des deux autres vaccins. Son efficacité se situerait entre 62% et 70%, selon la Haute Autorité de Santé. 

Les données actuellement disponibles ne permettent pas d’évaluer le niveau d’efficacité spécifique chez les personnes de plus de 65 ans, trop peu nombreuses à avoir participé aux essais cliniques.

 

Quel est le calendrier vaccinal prévu par le gouvernement ? 

A partir du 18 janvier, les personnes âgées de plus de 75 ans et vivant à domicile peuvent se faire vacciner, ainsi que certaines personnes atteintes de maladies rares à haut risque d’infection (comme détaillé dans cette réponse).

Phase 2 et 3 (à partir de mars 2021) :

- Les personnes âgées de 65 à 74 ans,

- Les autres tranches de la population susceptibles d’être infectées et non ciblées antérieurement

A lire aussi : la stratégie vaccinale 

 

Qu’est-ce qu’un vaccin à ARN messager ? 

L'ARN messager est une réplique d'une région d’ADN correspondant à un gène, qui sert de modèle à la synthèse d'une protéine. Dans le vaccin ARN messager, les ARN ou ADN, molécules très fragiles, sont encapsulés dans des particules de type liposomes (constituées souvent de lipides). Comme l’explique l’INSERM, il s’agit donc d’administrer un ARN messager qui correspond au plan de fabrication d’une protéine du microbe ciblé, qui ne risque pas de nous rendre malade mais contre laquelle l’organisme va s’entraîner à lutter.

A lire aussi : C'est quoi un ARN messager ? par l'INSERM

 

L’ARN messager d’un vaccin peut-il modifier le patrimoine génétique d’une cellule ? 

L’information génétique portée par l’ARNm ne s’intègre pas au génome car cet acide nucléïque ne peut pas entrer dans le noyau des cellules, lequel contient le code génétique des cellules sous forme d’ADN. L’ARNm qui code la protéine S reste dans le cytoplasme des cellules. Et il s’agit d’une instruction génétique très transitoire : les quelques cellules qui l’intègrent le détruisent en quelques heures à quelques jours !  

 

L’ARN messager a-t-il déjà été utilisé en tant que traitement ? 

Bien que nouvelles, ces technologies ont été déjà évaluées contre d’autres agents pathogènes comme les virus Zika, Dengue et Ebola. L’ARN messager a déjà été évalué dans des essais contre le cancer ou certaines maladies rares. Les doses utilisées dans ces indications ont été beaucoup plus élevées que pour le vaccin COVID (plusieurs milliers de fois supérieures) et elles n’ont pas engendré d’effets secondaires graves.

 

Quelle est l’efficacité des vaccins de Pfizer et de Moderna ? 

Tous deux ont démontré une grande efficacité pour protéger de la Covid-19 et de ses formes sévères dans des essais cliniques menés auprès de dizaines de milliers de personnes d’âge, de morphologie et d’état de santé différents. Après deux injections, le vaccin Pfizer a réduit de 95% le risque d’avoir la Covid-19, et celui de Moderna de 94,1%.

Il n’existe pas de données spécifiques aux malades neuromusculaires. Pour la filière Filnemus, le niveau d’efficacité reste donc à définir de façon précise dans cette population, notamment chez les personnes qui ont une fonte musculaire majeure ou prennent un traitement immunosuppresseur. Autre inconnu, on ne sait pas encore combien de temps durera la protection conférée par la vaccination et donc s’il sera nécessaire ou non de faire des rappels à distance.

Le respect des gestes barrières devra donc rester de mise en dépit de la vaccination, tant que la pandémie n’est pas endiguée.

 

Des effets secondaires ont-ils été observés dans les vaccins disponibles aujourd’hui ? 

Comme pour tout vaccin, il existe des effets secondaires locaux et généraux : douleur au point d’injection, fatigue, fièvre, maux de tête. Il s’agit d’effets secondaires bénins et temporaires. Pour le vaccin COMIRNATY® de Pfizer-BioNTech, des cas d’allergie ont été signalés et le vaccin est donc contre-indiqué chez les personnes présentant des antécédents d’allergie sévère.

 

 

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Publié le : 19/01/2021