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Vaccination contre la Covid-19

Informations et recommandations pour les malades neuromusculaires
Retrouvez sur cette page toutes les dernières actualités et informations sur la vaccination contre la covid-19 pour les malades neuromusculaires.
Vaccination covid-19 recommandation et info pour malades neuromusculaires

Les vaccins contre la Covid-19 : documents de référence

Maladies neuromusculaires et vaccination contre la covid-19 : Vos questions, nos réponses 

 

Vaccination anti Covid-19 : pourquoi, pour qui, comment en bénéficier

Les vaccins anti Covid-19 : principe d’action, administration, efficacité, sécurité

 

Vaccination anti Covid-19 : pourquoi, pour qui, comment en bénéficier

 

La vaccination est –elle la seule solution pour en finir avec la pandémie? Où en est la recherche de traitements contre la Covid-19 ? 

Depuis le début de la pandémie, la façon de soigner les personnes atteintes de la Covid-19 a fait des progrès. Néanmoins nous ne disposons pas, à ce jour, de traitements efficaces pour guérir de façon certaine la maladie et en particulier ses formes graves. Dans ce contexte, comme l’explique le Pr Alain Fischer, Président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale contre la Covid-19, « la vaccination est la mesure la plus importante pour voir la lumière au bout du tunnel de cette pandémie », les vaccins contre la Covid-19 disponibles en France étant « parmi les plus efficaces que l’on connaisse de l’histoire des vaccins ». 

Revoir la conférence "Covid-19 et maladies neuromusculaires" avec le professeur Alain Fischer :

La vaccination contre la Covid-19 est recommandée pour toutes les personnes de plus de 18 ans atteintes de maladie neuromusculaire, sauf contre-indications mais elles sont exceptionnelles et non rien de spécifiques.

Pour en savoir plus, voir les recommandations de Filnemus, la filière des maladies rares neuromusculaires. 

 

Quelle proportion de la population devrait être vaccinée pour atteindre l’immunité collective ? 

« À ce stade, on estime que pour parvenir à complètement ou quasi complétement contrôler la circulation du virus, il faudrait que 80% de la population soit protégés » précise le Pr Fischer. Pour y parvenir, l’objectif fixé par le Gouvernement est de proposer la vaccination à l’ensemble des personnes qui le souhaitent d’ici la fin de l’été 2021. « Fin août, nous verrons combien de Français se sont fait vacciner et où se situe le taux d’incidence résiduel de la Covid-19, qui devrait avoir franchement diminué ». Dès lors seront examinés la possibilité de lever certaines mesures barrières, ainsi que la nécessité éventuelle de vacciner les enfants pour compléter l’immunité collective. 

 

Comment savoir si je peux ou non être vacciné contre la Covid-19 dès maintenant ? 

La France a priorisé l’accès à la vaccination contre la Covid-19, en commençant par les personnes les plus à risque de faire une forme grave de la maladie en raison de leur âge, de leur état de santé et/ou de leur profession, « pour progressivement se rapprocher des populations moins à risque, voire à risque très faible » complète le Pr Fischer. 

Pour savoir si vous êtes éligible aujourd’hui à la vaccination, rendez-vous sur le simulateur mis en ligne par le Gouvernement sur son site. 

 

Mon enfant mineur a une maladie neuromusculaire. Devrait-il se faire vacciner ? 

Depuis le 15 juin, tous les enfants de 12 ans et plus peuvent se faire vacciner contre la Covid-19 dans un centre de vacination avec le vaccin Pfizer.

Pour rappel : dès le 6 mai 2021, les adolescents âgés de 16 et de 17 ans ont été autorisés à se faire vacciner avec le vaccin Pfizer en centre de vaccination s’ils étaient atteints d’une maladie à très haut risque de forme grave de Covid-19. Etaiebt concernées les maladies neuromusculaires (neuropathie ou myopathie) associées à une insuffisance respiratoire (CVF < 70%) ou à une insuffisance cardiaque.

Les vaccins contre la Covid-19 Moderna et AstraZeneca ne sont pas, à l’heure actuelle, autorisés chez les moins de 18 ans. 

 

Les aidants sont-ils prioritaires à la vaccination ? 

Les auxiliaires de vie salariées sont prioritaires pour la vaccination, sans condition d’âge ni d’état de santé. Cela concerne les salariés des services prestataires, mandataires ou en emploi direct, ainsi que les aidants familiaux salariés à ce titre. Le bulletin de salaire et une attestation d’employeur permettent d’attester de sa situation d’aidant professionnel pour pouvoir accéder à la vaccination.

Par contre pour l’instant les aidants familiaux non-salariés ne sont pas concernés, même s’ils sont bénéficiaires d’un dédommagement PCH. « Ce sujet des aidants familiaux reconnus par la MPDH est en discussion et nécessite un arbitrage politique, comme d’autres demandes justifiées » souligne le Pr Fischer. 

 

J’ai déjà eu la Covid-19. Dois-je me faire vacciner ? 

Dans un avis rendu le 12 février 2021, la Haute Autorité de Santé recommande d’attendre 3 mois minimum (au mieux 6 mois) pour se faire vacciner lorsque l’on a déjà eu la Covid-19, confirmée par un test PCR ou un test antigénique. Une seule dose de vaccin est alors nécessaire.

Deux doses sont recommandées en revanche pour les personnes présentant une immunodépression (en particulier sous traitement immunosuppresseur), les personnes âgées hébergées en établissement (EHPAD, USLD) et celles qui ont déclaré la Covid-19 après avoir reçu une première dose de vaccin. 

 

Comment obtenir un rendez-vous pour me faire vacciner ? 

Les personnes concernées peuvent prendre rendez-vous sur les sites internet Sante.fr ou Doctolib.fr. En cas de difficulté, on peut contacter le 0 800 009 110 (numéro vert national) pour obtenir un accompagnement à la prise de rendez-vous.

Contrairement aux personnes qui peuvent accéder à la vaccination en priorité sous critère d’âge, les malades « à très haut risque » de forme grave (ultra-prioritaire) doivent avoir une prescription médicale délivrée par leur médecin habituel. Parallèlement à une inscription dans un centre de vaccination, il est donc nécessaire de faire rapidement les démarches auprès de son médecin.

 

Où puis-je me faire vacciner ? 

Pour l’instant, la vaccination des personnes malades est possible dans les centres de vaccination ainsi que, dans certains cas, dans les structures de soins (hôpital notamment), chez le médecin traitant et/ou le médecin du travail. Les pharmaciens, les infirmiers libéraux et les chirurgiens-dentistes peuvent également administrer certains vaccins contre la Covid-19 en ville.

 

Quelle prise en charge des transports pour les malades neuromusculaires se rendant dans un centre de vaccination contre la Covid-19 ? 

Les transports pour se rendre à un centre de vaccination contre la Covid-19 sont intégralement pris en charge par l’Assurance Maladie et sans avance de frais pour :

-  les personnes se trouvant dans l'incapacité de se déplacer seules,

- en cas de transport par ambulance ou assis professionnalisé entre le domicile et le centre de vaccination contre le SARS-CoV-2 le plus proche

La prise en charge n’est pas soumise à entente préalable. Elle n’est possible que si une prescription médicale de transport a été faite préalablement. Comme pour toutes les prescriptions de transport sanitaire, le médecin doit clairement préciser le mode de transport (par ambulance ou assis professionnalisé) et respecter le référentiel règlementaire habituel. 

 

Y a-t-il des contre-indications pour certaines maladies neuromusculaires ? 

Même s’il n’existe pas encore de données précises chez les patients neuromusculaires, la filière des maladies rares neuromusculaires Filnemus ne voit pas de contre-indication spécifique à l’utilisation des vaccins contre la Covid-19 actuellement disponibles (à ARN ou à vecteurs viraux) chez les patients neuromusculaires, y compris ceux sous médicaments immunosuppresseurs.

 

Peut-on se faire vacciner contre la Covid-19 quand on a une myasthénie ou une myosite ? 

La myasthénie et les myopathies inflammatoires sont susceptibles d’être traitées par des corticoïdes et/ou des immunosuppresseurs. Ces médicaments contre-indiquent les vaccins dits « vivants atténués », mais pas les autres vaccins et notamment ceux à ARNm. 

Selon les recommandations émises par FILNEMUS, les vaccins (en général) sont aussi bien tolérés chez les personnes atteintes de maladies neuromusculaires que dans la population générale. Toutefois dans la myasthénie auto-immune, il est rapporté par certains patients une aggravation transitoire et modérée de leurs symptômes, laquelle ne remet pas en question l’intérêt de la vaccination. 

Afin de mieux connaitre les effets des vaccins contre le Covid-19 en cas de maladie neuromusculaire, et notamment la myasthénie ou de myosite, la filière Filnemus a créé l’Observatoire Va-C-Nemus en mars 2021. 

Pour en savoir plus sur Va-C-Nemus, suivez le lien.

 

Les vaccins anti Covid-19 : principe d’action, administration, efficacité, sécurité

 

Quels sont les vaccins disponibles en France ? 

Au 3 mai 2021, quatre vaccins sont autorisés en France : ceux des laboratoires Pfizer-BioNTech (Comirnaty®), Moderna, AstraZeneca (ou Vaxzevria) et Janssen.

Les produits de Pfizer et de Moderna possèdent le même mode d’action : ils utilisent un ARN messager (ARNm). Les vaccins de Janssen et d’AstraZeneca utilisent pour leur part un vecteur adénoviral. Tous s’injectent en intramusculaire, de préférence dans le muscle deltoïde, au niveau de l’épaule.

 

Puis je choisir mon vaccin ? 

Le type de vaccin administré dépend de l’âge et de l’état de santé. Il n’est pour l’instant pas possible de le choisir. Les quatre vaccins disponibles en France ont démontré une efficacité similaire contre les formes graves de la Covid-19 

Pour en savoir plus, voir les recommandations de la filière Filnemus sur la vaccination. 

 

Faut-il faire un test Covid avant de se faire vacciner ? 

Il n’est pas recommandé de faire un test de dépistage avant de se faire vacciner. 

En dehors des personnes qui présentent des symptômes de la Covid-19, la HAS recommande que les personnes contacts d’un cas confirmé se fassent tester pour confirmer ou infirmer une infection active, avant d’envisager une vaccination. En cas de test positif, elle recommande de décaler la vaccination de 3 mois.

Dans d’autres cas spécifiques, certains médecins peuvent cependant estimer qu’il est souhaitable de prescrire un test de dépistage. 

 

Qu’est-ce qu’un vaccin à ARN messager ? 

L'ARN messager est une copie temporaire d'une région d’ADN correspondant à un gène, qui sert de modèle à la synthèse d'une protéine. Dans un vaccin à ARN messager, les ARN ou ADN, molécules très fragiles, sont encapsulés dans des particules de type liposomes (constituées souvent de lipides). Comme l’explique l’INSERM, il s’agit donc d’administrer un ARN messager qui correspond au plan de fabrication d’une protéine du microbe ciblé, qui ne risque pas de nous rendre malade mais contre laquelle l’organisme va s’entraîner à lutter.

A lire aussi : C'est quoi un ARN messager ? par l'INSERM 

 

Comment fonctionnent les vaccins à ARN contre la Covid-19 ? 

Dans les vaccins Pfizer et Moderna, l’ARNm code la synthèse d’un morceau de la protéine de spicule (S ou spike) du coronavirus responsable de Covid-19, le SARS-CoV-2. Présente à sa surface, elle lui permet de s’accrocher aux cellules pour les infecter. 

« L’ARNm est injecté par voie intramusculaire. Comme il s’agit d’une molécule très fragile, seul un petit nombre de cellules du muscle ayant reçu l’injection va l’incorporer. C’est suffisant pour amener la cellule à fabriquer un peu de protéine S, explique Serge Braun, directeur scientifique de l’AFM-Téléthon. Il s’agit d’une protéine étrangère à l’organisme. Le système immunitaire va donc très vite la détecter et produire des anticorps neutralisants, dirigés contre elle. Si plus tard la personne vaccinée entre en contact avec le coronavirus, l’organisme la neutralisera grâce à ces anticorps ». Contrairement à d’autres, les vaccins à ARNm ne contiennent ni protéine d’œuf, ni adjuvant, ni conservateur.

« La France dispose de quantités beaucoup plus importantes du Pfizer que du Moderna, dans une proportion de 1 à 10, précise le Pr Fischer. Un troisième vaccin à ARN sera disponible en France, mais pas avant le mois de juin : celui de CureVac ».

Pour en savoir plus, revoir la conférence avec le Pr Fischer en replay 

 

Quelle est l’efficacité des vaccins Pfizer et Moderna ? 

Aujourd’hui, plus de 400 millions de personnes dans le monde ont reçu ces vaccins et pour le Pr Fischer « leur efficacité est remarquable ». Celle du vaccin Pfizer a été démontré par des essais cliniques de phase III, et « confirmé en vie réelle notamment en Israël où une première étude menée auprès de 600 000 personnes, qui ont été comparées à 600 000 personnes non vaccinées, a démontré que ce vaccin protégeait 90% des personnes contre les infections graves, les hospitalisations, les décès et certainement contre les formes dites « asymptomatiques » de Covid-19, ce qui ouvre l’espoir que ce vaccin bloque aussi la transmission du virus et donc bloque la contagiosité. Et les données pour le vaccin Moderna sont du même type ». 

 

Le vaccin de Pfizer est-il efficace contre les variants ? 

« Plusieurs variants du virus se sont développés, rappelle le Pr Fischer. Ils sont plus contagieux et éventuellement moins sensibles aux réponses immunitaires. Un variant peu présent à ce jour, sauf un peu en Moselle, dit sud-africain est un peu plus résistant à la réponse immunitaire mais le vaccin Pfizer prévient très bien l’infection par ce variant. Il est aussi très efficace sur le variant dit britannique qui représente actuellement plus de 80% des cas de Covid-19 en France ». 

 

Quel est le délai entre les deux doses d’un vaccin Pfizer ou Moderna ? 

Il était de 4 semaines (28 jours) jusqu’au 14 avril 2021. Depuis, les nouveaux rendez-vous de vaccination avec les produits Pfizer ou Moderna respectent un délai maximal de 6 semaines (42 jours). Pour les personnes atteintes d’une immunodépression sévère, il revient au médecin qui supervise la vaccination de déterminer le délai optimal : 28 ou 42 jours.

 

Les vaccins à ARN modifient-il les gènes ? 

L’information génétique portée par l’ARNm ne s’intègre pas au génome car cet acide nucléïque ne peut pas entrer dans le noyau des cellules, lequel contient le code génétique des cellules sous forme d’ADN. L’ARNm qui code la protéine S reste dans le cytoplasme des cellules. Et il s’agit d’une instruction génétique très transitoire : les quelques cellules qui l’intègrent le détruisent en quelques heures à quelques jours !  

 

L’ARN messager a-t-il déjà été utilisé en tant que traitement ? 

Bien que nouvelles, ces technologies ont été déjà évaluées contre d’autres agents pathogènes comme les virus Zika, Dengue et Ebola. L’ARN messager a déjà été évalué dans des essais contre le cancer ou certaines maladies rares. Les doses utilisées dans ces indications ont été beaucoup plus élevées que pour le vaccin Covid (plusieurs milliers de fois supérieures) et elles n’ont pas engendré d’effets secondaires graves.

 

Avoir reçu un vaccin anti Covid-19 Pfizer ou Moderna empêche-t-il de recevoir une thérapie génique ensuite ? 

L’ARNm vaccinal est neutre d’un point de vue immunologique ; il ne provoque pas de réaction de rejet.

Non seulement on pourrait le réinjecter autant de fois que l’on veut, mais il ne compromet pas du tout l’injection d’autres thérapies géniques à base d’ARN ou sous toute autre forme. Cette question se poserait en revanche pour des vaccins à vecteur viraux, mais les vecteurs vaccinaux actuellement utilisés ou développés ne sont pas les mêmes que ceux utilisés en thérapie génique des maladies neuromusculaires. 

 

Comment agit le vaccin AstraZeneca ? 

Dans ce vaccin, le gène codant la protéine Spike est inséré au génome d’un vecteur viral, en l’occurrence un adénovirus inactivé. Il est incapable de se multiplier. Après son administration, les cellules musculaires produisent la protéine S, ce qui stimule la réponse immunitaire. 

Ce vaccin peut être conservé au réfrigérateur (entre 2 et 8°), ce qui permet une vaccination de proximité. Deux injections, espacées de 12 semaines, sont nécessaires.

La HAS le recommande chez les personnes âgées de plus de 55 ans. Début avril 2021, près de 2 650 000 premières injections avaient été réalisées en France avec ce vaccin depuis sa mise en circulation.

Pour en savoir plus : Covid-19 : la HAS recommande d’utiliser le vaccin d’AstraZeneca chez les 55 ans et plus 

 

J’ai moins de 55 ans et ait reçu une 1ère dose d’AstraZeneca. Quel vaccin pour la 2ème dose ? 

Dans votre situation, la HAS recommande d’utiliser pour la deuxième dose un vaccin à ARN, Pfizer ou Moderna. Elle doit être administrée au même moment que celui prévu initialement, c’est-à-dire dans un délai d’environ 12 semaines après l’injection du premier vaccin, AstraZeneca. 

Voir l’avis de la HAS du 8 avril 2021.

 

Le vaccin AstraZeneca est-il efficace  contre le SRAS-CoV-2 et ses variants ? 

Ce vaccin a démontré son efficacité dans des essais cliniques. Comme précisé par le Pr Fischer, il a également prouvé son efficacité «  de façon encore plus convaincante en vie réelle, notamment au Royaume-Uni où il est utilisé depuis janvier, avec des données qui montrent que ce vaccin protège contre les formes graves de la maladie et l’hospitalisation aussi bien que les vaccins à ARN, y compris les personnes âgées. Il est également efficace sur le variant britannique. On ne sait pas ce qu’il en est à l’égard du variant sud-africain ». 

 

Qu'en est-il du vaccin Janssen ? 

Le 12 mars 2021, la Haute autorité de santé (HAS) a rendu un avis positif sur la place du vaccin Janssen dans la stratégie de vaccination en France. Les premiers lots de ce vaccin commencent à être distribués.

Si sa tolérance et son efficacité sont comparables à celles des vaccins déjà disponibles en France, il possède deux spécificités. Sa conservation est beaucoup plus longue et plus simple : un flacon de vaccin Janssen entamé se conserve fermé jusqu’à 3 mois dans un réfrigérateur classique (entre 2 à 8°C).  Et une seule dose est nécessaire pour être vacciné, au lieu de deux pour les autres. Selon la HAS, ces caractéristiques le « rendent particulièrement adapté pour les personnes éloignées du système de santé, les personnes en situation de précarité sociale ou économique et les personnes en situation de handicap ou qui ont des difficultés à se déplacer ».

Lire aussi : La HAS inclut le vaccin de Janssen dans la stratégie vaccinale.

 

Les vaccins contre la Covid-19 sont-ils efficaces chez les malades neuromusculaires ? 

Il n’existe pas de données spécifiques aux malades neuromusculaires. Pour la filière Filnemus, le niveau d’efficacité reste donc à définir de façon précise dans cette population, notamment chez les personnes qui prennent un traitement immunosuppresseur ou ont une fonte musculaire majeure. C’est l’un des enjeux de l’Observatoire Va-C-Nemus, ouvert à toute personne âgée de plus de 18 ans et atteinte d’une maladie neuromusculaire, qu’elle souhaite se faire vacciner contre la Covid-19 ou non. 

Autre question en suspens, on ne sait pas encore combien de temps durera la protection conférée par la vaccination et donc s’il sera nécessaire ou non de faire des rappels à distance. Le respect des gestes barrières doit donc rester de mise en dépit de la vaccination, tant que la pandémie n’est pas endiguée.

 

Quelles sont les effets indésirables possibles des vaccins contre la Covid-19 ? 

Comme pour tout vaccin, il existe des effets secondaires locaux et généraux : douleur au point d’injection, fatigue, fièvre.... Ils sont bénins et temporaires. « Ces effets sont plus fréquents chez les personnes jeunes et lors de la seconde injection des vaccins de Pfizer  et Moderna » précise les experts de la filière Filnemus. Pour les limiter, on peut prendre du paracétamol avant l’injection, et éventuellement 6 heures après (dans la limite de 4g maximum par 24 h).

Quant aux effets indésirables graves, ils sont très rares avec les vaccins actuellement disponibles. 

 

J’ai déjà fait une phlébite. Est-ce une contre-indication au vaccin AstraZeneca ? 

« Le risque de développer un caillot sanguin (thrombose ou phlébite) après avoir reçu le vaccin d’Astra-Zeneca est plusieurs milliers de fois plus faible que celui d’avoir une forme grave de Covid-19 après 55 ans, expliquent les experts de la filière Filnemus. Le mécanisme de ces caillots étant très différent par rapport aux caillots habituels, les personnes ayant déjà développé une thrombose ne sont pas plus à risque de développer cette complication ».

Voir les recommandations de Filnemus 

 

Je suis allergique. Puis-je me faire vacciner ? 

Les vaccins à ARNm (Pfizer et Moderna) « peuvent, de façon exceptionnelle, dans environ 1 cas sur 100 000, provoquer des chocs anaphylactiques. Dans l’immense majorité des cas, il est possible détecter avant les personnes à risque : elles ont des antécédents de choc anaphylactique à l’égard d’autres médicaments » indique le Pr Fischer. En revanche les allergies « classiques, de type œdème de Quincke, eczéma, asthme, ne sont absolument pas des contre-indications à ces vaccins».

Au-delà, pour la HAS, «  les quatre vaccins » (soit Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Janssen) ne sont contre-indiqués que « chez les personnes ayant présenté une hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients du vaccin ». Et de préciser : « les personnes ayant déjà fait une réaction sévère après un vaccin ou un traitement injectable devront le signaler au médecin traitant et être orientées vers un allergologue. Tous les autres patients présentant une allergie respiratoire (pollens, acariens…), alimentaire, médicamenteuse ou au venin d’hyménoptères (abeille, guêpe, frelon), y compris dans leurs formes sévères peuvent être vaccinés avec l’environnement adéquat ».

La Fédération française d’allergologie (FFAL) confirme que « le fait d’être allergique n’est pas une contre-indication à la vaccination contre la Covid-19 ».  

Je suis allergique (quel que soit le niveau de sévérité) 

‒ Alimentaire 

‒ Respiratoire 

‒ À un traitement médicamenteux par voie orale

 Vaccination possible
J’ai déjà fait une réaction allergique sévère à un autre vaccin, à un traitement injectable ou à un médicament non identifié Consultation d’un allergologue avant vaccination 
J’ai fait une réaction allergique sévère après la première injection du vaccin anti-COVID Pas de vaccination 

D’après le communiqué de presse de la Fédération Française d’allergologie  « Vous faites partie des 30 % de personnes allergiques en France ? N’ayez pas peur de vous faire vacciner ! »

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter : 

•la foire aux questions sur la vaccination contre la Covid-29 et les allergies de la FFAL 

•les recommandations françaises sur la conduite à tenir en cas d’allergie de la FFAL 

•la vidéo de la filière FAI2R « J'ai ou j'ai déjà fait des allergies, puis-je me faire vacciner contre la COVID-19 ? » 

 

Les effets secondaires sont-ils fréquents chez les malades neuromusculaires ? 

Selon les premiers résultats de l’Observatoire Va-C-Nemus, sur 584 adultes atteints de maladie neuromusculaire, aucun des 350 participants vaccinés n’a déclaré d’effet secondaire grave. Dans le détail, les effets indésirables rapportés sont bénins (douleur au point d’injection, fatigue, maux de tête...) et peu fréquents, survenus « chez moins du tiers des personnes vaccinées avec le vaccin Pfizer et moins de 25% des vaccinés de plus de 55 ans avec l’AstraZeneca » souligne le Dr Guilhem Solé, investigateur principal de l’étude Va-C-Nemus. 

Pour en savoir plus, voir la Newsletter n°2 de l’Observatoire Va-C-Nemus avec les premiers résultats 

Pour participer à l’étude Va-C-Nemus, rendez-vous ici !

 

Le vaccin puise-t-il dans mes réserves musculaires ? 

Le vaccin ne puise pas dans les réserves musculaires. Le volume injecté est très faible et très localisé (il va occuper un volume minime du muscle injecté). Il n’y a donc aucun danger, même pour des malades très diminués musculairement.

 

Y a-t-il de l'aluminium dans les vaccins anti-Covid-19 disponibles en France ? 

Non. Il n’y a d’aluminium dans aucun des vaccins contre la Covid-19 disponibles en France à ce jour. 

 

Est-il nécessaire de prendre des précautions si l'on est sous anticoagulants ? 

Selon la HAS, « la vaccination n’est pas contre-indiquée chez les patients sous anticoagulants ou ayant un trouble de l’hémostase en prenant les précautions nécessaires ». La vaccination par voie intramusculaire  st possible sous anticoagulation efficace (INR dans la cible thérapeutique) à conditions de respecter certaines précautions : « injecter dans le muscle deltoïde, recourir à une aiguille de petit calibre, exercer une pression ferme au point d’injection sans masser ni frotter pendant au moins 2 minutes, informer du risque d’hématome ».

Consulter l’avis de la HAS 

 

Les doses de vaccin sont-elles différentes selon les gabarits ? 

Il n’y a pas de diminution ou d’augmentation de la dose selon le poids. La dose est la même pour tout le monde et elle est extrêmement faible.

 

Le vaccin sera-t-il efficace si les muscles du bras sont atrophiés ? 

Le vaccin doit être injecté dans un muscle (de préférence le deltoïde, dans l’épaule) afin que l’ARN ou l'ADN vaccinal pénètre dans les cellules du muscle (myocytes, cellules dendritiques…) et soit traduit dans leur cytoplasme en protéine S. 

« Si l’on raisonne sur le plan théorique, ce qui est important n’est pas le muscle en lui-même mais les cellules du système immunitaire qui vont migrer, suite à l’injection, dans le muscle et capter le matériel génétique permettant la production de la protéine S, puis l’immunisation, précise le Pr Fischer. Dès lors, même si le muscle est hypotrophié pour une raison ou une autre, en principe la vaccination doit rester efficace ». 

La filière Filnemus conduit des travaux de recherche pour le démontrer. « Nous sommes en train de mener une étude pour vérifier la production d’anticorps neutralisants chez les patients vaccinés qui ont une atteinte musculaire sévère et ainsi savoir si les vaccins sont aussi efficaces dans cette population » détaille Dr Guilhem Solé, membre du comité de pilotage de Filnemus. 

Sur le plan pratique, si le tissu musculaire du deltoïde est très dégradé, le praticien peut adapter la taille de l’aiguille pour atteindre le muscle en profondeur, viser un autre muscle mieux préservé (par exemple le quadriceps ou autre) ou encore s’orienter vers une administration sous-cutanée. Ce sujet doit être discuté avec votre médecin. 

 

D’autres voies d’administration de ces vaccins seront –elles possibles ? 

Des recherches sont en cours sur des vaccins contre la Covid-19 administrés par instillations dans le nez. « Il y a déjà quelques maladies infectieuses pour lesquelles cette voie fonctionne un peu, comme la grippe, mais c’est tout de même plus difficile d’arriver à immuniser ainsi » précise le Pr Fischer. À ce stade, il est impossible de savoir quand ces vaccins seront disponibles.

 

Dans quel délai après la vaccination Covid peut-on recevoir d’autres vaccins ? 

La Haute Autorité de Santé précise : « En l’absence de données sur l’administration concomitante des vaccins Comirnaty® BNT162b2, Covid-19 Vaccine Moderna®, Covid-19 Vaccine AstraZeneca® ou Covid-19 Vaccine Janssen® avec d’autres vaccins, il est recommandé de ne pas coadministrer un autre vaccin. Un intervalle de 14 jours minimum paraît nécessaire, avant ou après l’administration d’un autre vaccin (pour chacune des doses). Pour les vaccins Comirnaty® et COVID-19 Vaccine Moderna®, il est conseillé de ne pas faire un autre vaccin dans l’intervalle entre les deux doses de l’un ou l’autre des vaccins. »

Pour en savoir plus : Les réponses  rapides de la HAS 

 

On parle d’une 3e dose de vaccin quand on est sous immunosuppresseurs... 

Suite à l’avis du 6 avril 2021 du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, une troisième dose de vaccin à ARN (Pfizer, Moderna) est en effet recommandée pour les personnes fortement immunodéprimées, et notamment celles traitées par un immunosuppresseur de type :

- anti-CD20  : rituximab, Mabthera, Rixathon, Truxima

-  anti-métabolites : cellcept, myfortic, mycophénolate mofétil, imurel, azathioprine.

Cette troisième injection devra intervenir 4 semaines après la deuxième dose, ou dès que possible pour les personnes qui auraient déjà dépassé ce délai. Le vaccin choisi, Pfizer, AstraZeneca ou Moderna, dépend de l’âge (plus ou moins de 55 ans).

L’Assurance Maladie adresse à chaque personne concernée un courrier d’information dédié. Il comporte un numéro vert à joindre pour obtenir un 3e rendez-vous dans les délais impartis en cas de difficulté. 

La 3e injection peut être réalisée par le médecin traitant ou l’équipe de soins habituelle le cas échant, mais aussi dans n’importe quel centre de vaccination sur présentation d’une prescription de votre médecin ou du courrier de l’Assurance Maladie.

 

Mon conjoint est sous traitement immunosuppresseur. Dois-je me faire vacciner ?

La Haute Autorité de Santé recommande de se faire vacciner le plus tôt possible à toute personne, à partir de l’âge de 16 ans :

- vivant sous le même toit qu’un adulte ou un enfant fortement immunodéprimé 

- ou à son contact « de manière régulière et fréquente », à titre professionnel (aides à domicile, auxiliaires de vie, personnels de santé) ou non.

Cette recommandation se justifie par la nécessité de protéger de façon renforcée les personnes immunodéprimées. C’est la stratégie dite du « cocooning » : se faire vacciner soi-même contre une maladie minimise le risque de la contracter et donc de contaminer ses proches les plus fragiles, en rasion de leur âge et/ou de leur état de santé. Il faut cependant continuer, même tous vaccinés, à respecter les gestes barrière. 

Les personnes concernées peuvent accéder au vaccin en centre de vaccination sur présentation d’une attestation délivrée par le médecin traitant de la personne immunodéprimée.

 

Faut-il faire une prise de sang après la vaccination pour vérifier son efficacité ? 

Cette sérologie est inutile, comme le rappellent les recommandations de la filière Filnemus

En effet, le taux d’anticorps détectés dans le sang n’est pas corrélé à la réponse immunitaire. Une absence d’anticorps dirigés contre la protéine Spike chez une personne vaccinée ne signifie pas que la vaccination a été inefficace. 

Par ailleurs, certains kits utilisés pour réaliser la sérologie ne détectent que les anticorps dirigés contre la capside (membrane qui protège l’ARN) du coronavirus, lesquels sont produits après une infection Covid-19 ou encore après vaccination mais avec un vaccin à base de virus entiers. En revanche, ils ne détectent pas les anticorps dirigés contre la protéine Spike, cible de tous les vaccins disponibles en France. Seuls quelques laboratoires sont en capacité de mesurer ces anticorps post vaccinaux.

« Hors études du domaine de la recherche, il n’y a pas de raison de faire ce type de tests » résume le Pr Fischer. 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le communiqué du 11 mars 2021 « Vaccination COVID-19 La recherche d’anticorps est inutile et peut même prêter à confusion » de l’Académie nationale de Pharmacie.

 

Pourquoi continuer à appliquer les mesures barrières quand on est vacciné ? 

« À ce jour, il reste nécessaire de maintenir tous les gestes barrières : port du masque, lavage des mains, etc., pour deux raisons : la circulation du virus dans le pays est encore très élevée, et la vaccination est très efficace mais n’est pas parfaite, explique le Pr Fischer. Il existe  un risque résiduel, qui justifie de faire attention » •

 

Faudra-t-il faire un rappel de vaccin contre la Covid-19 dans quelques mois ?  

Pour le Pr Alain Fischer, « il est raisonnable de penser qu’un rappel pourrait être nécessaire », mais impossible d’en avoir la certitude aujourd’hui car on ne connait pas encore la durée de protection conférée par les vaccins actuels. La société Pfizer a diffusé des résultats selon lesquels son vaccin anti-Covid-19 protègerait au moins de 6 mois. Mais que se passe-t-il au-delà ? « On ne le sait pas encore. Il y a aussi la problématique des variants, dont on espère qu’il n’y en aura pas de nouveaux, plus résistants à la vaccination. Pour l’anticiper, les industriels préparent de nouveaux vaccins à partir de séquences de variants potentiels ». L’Union Européenne négocierait avec eux pour commander 1,8 milliard de doses supplémentaires de ces vaccins contre la Covid-19 dits de « deuxième génération », car conçu pour combattre les futurs variants du coronavirus. 

 

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Publié le : 05/05/2021